PRONOSTIC ET TRAITEMENT
Il ressort de l’étude clinique du syndrome de Stokes-Adams, que cette affection est d’un pronostic essentiellement grave. Nous avons vu que l'affection évolue plus ou moins rapidement, avec une intensité variable, suivant le nombre et l’intensité des crises nerveuses, elle aboutit presque fatalement à la mort en l'espace de 3 à 6 ans. La période terminale est d’ailleurs marquée par le nombre plus considérable des crises et par l’affaiblissement du malade. La mort arrive dans une syncope ou à la fin d’une crise. On l’a observée à la suite de phénomènes asystoliques.
Le traitement de la maladie de Stokes-Adams sera variable suivant la période où on l’observe et suivant la nature des symptômes.
Au début on soumettra le malade à une hygiène sévère : repos relatif, suppression de toute fatigue physique ou intellectuelle, suppression complète du tabac, des alcools, etc.
On tâchera de lui éviter les émotions violentes, on lui interdira les repas prolongés, on combattra la constipation.
S'il s'agit d’un artérioscléreux, comme c’est le cas fréquemment, on lui donnera de l’iodure de potassium à la dose de 0 gr. 80 centigr. à 1 gr. par jour. Ou, s’il le supporte mal, 4 à 8 gouttes de teinture d’iode avant chaque repas.
Si l’on a le moindre soupçon de syphilis, on fera un traitement spécifique intensif.
Nous avons vu que les gommes ne sont pas exceptionnelles au niveau du cœur,
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Pendant les crises, c’est au nitrite d’amyle qu’on s’adressera, ou à la trinitrine si les crises sont subintrantes. Le bromure de potassium rendra aussi des services.
Le malade sera placé dans le décubitus horizontal, la tête basse pour lutter contre l’anémie bulbaire.
La caféine, la spartéine rendront des services si le cœur semble faiblir. La digitale ne doit être donnée qu'avec la plus grande prudence et seulement quand il y a de la dilatation cardiaque avec phénomènes asystoliques. En règle générale, on devra s’en abstenir dans la maladie de Stokes-Adams, surtout si le sujet présente du rythme couplé du cœur ; on a observé dans ce cas des morts subites.
L’atropine pourra être employée quelquefois pour lutter contre le ralentissement du pouls d’origine centrale.
Enfin si l’arrêt du cœur est trop prolongé il sera nécessaire de faire la respiration artificielle pour faire cesser la syncope.
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