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Le malade, par une cause quelconque, soit par refroidissement, soit par traumatisme, éprouve tout d'abord quelques frissons, ou même quelquefois un grand frisson comme dans la pneumonie, et quelques heures plus tard, ou même un jour, voire même deux Jours après, une violente douleur le saisit et l’oblige à se mettre au lit.
Remarquons en passant, que les frissons précèdent presque toujours la douleur pleurétique.
Voilà donc ce qui se passe ordinairement dans la pleurésie aiguë.
Mais souvent aussi le début est loin de présenter des allures aussi vives. Car nous voyons fréquemment des malades qui ont quelques légèrs frissons, du malaise, de la lassitude, et un point de côté insignifiant, qui ne les empêchent pas de vaquer à leurs oceupations, et ne montrent d'intensité qu'au moment d’un effort, d’une grande inspiration, ou de la toux, etc.
Puis, l’épanchement faisant son chemin, finit par envahir de plus en plus la plèvre, et un jour le malade plus fatigué qu’à l'habitude, vient réclamer des soins au médecin qui s'aperçoit, par un examen attentif, que la plèvre contient une quantité énorme de liquide.
Peter, dans ses cliniques, signale le cas d’un individu ‘qui avait fait vingt-cinq kilomètres pour le consulter, et chez lequel 1l remarque un vaste épanchement.
Trousseau fait mention de deux cas tout aussi surprenants.
Qu'on nous permette encore de citer les deux malades de la salle 14 (hôpital Saint-André), dont j'ai déjà parlé et qui trouvent ici, de nouveau, leur place.
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D’autres fois le point de côté, disparu depuis longtemps, réapparaît.
Souvent aussi, sans avoir disparu complètement, la douleur est restée à l’état latent, gênant à peine le malade; mais, quinze, vingt, trente jours après, alors que la guérison semblait approcher, de nouveaux frissons apparaissent, un nouveau point de côté survient. On entend, à l’auscultation, en plus grand nombre, des bruits de frottement, la matits s étend; en d'finitive, tout le cortège d’une nouvelle pleurésie aiguë, d’une récidive.
L'observation I vient à l'appui de ce que nous disons :
Ex. : Le malade, après avoir gardé le lit pendant un mois, demande à sortir de l’hôpital. Il se promène pendant trois semaines, puis il est repris de violentes douleurs qui l’obligent à revenir à l'hôpital.
Or, nous le voyons, le point de côté est un symptôme fréquent de la période aiguë, et accompagne tous les signes du début de l’inflammation pleurale.
En même temps que la douleur, apparaissent la fièvre, la dyspnée, la toux, l'oppression, etc.
Dans la pleurésie haphragmatique.
La douleur, dans la pleurésie diaphragmatique, présente à peu près les mêmes symptômes que dans la pleurésie aiguë simple, c’est-à-dire qu'elle peut être ou plus ou moins intense, ou plus ou moins variable quant à sa fréquence ou à son début.
Mais pour son siège, elle en diffère tellement, et suit certains trajets si opposés, que nous avons cru devoir séparer la pleurésie diaphragmatique avec fièvre de la pleurésie ordinaire, de celle, enfin, que nous venons de traiter.
Nous diviserons d’abord la douleur en douleur locale et douleur par propagation, et celle-c1 : 1° En douleur par propagation d'inflammation (douleur phrénique) et 2° en douleur par propagation de simple sensation (douleur sussternale).
La douleur locale siége au niveau de la 10° côte.
La situation à cet endroit est due peut-être à la mobilité plus grande des côtes qui détermine des froissements douloureux du nerf enflammé.