‹ Du polythéisme romain (volume 2)Chapitre 100 sur 188 · LIV. XV. CIIAP. VII · texte numérisé non relu

LIV. XV. CIIAP. VII

prouver et il conclut que toutes les âmes particulières font une aveo- la grande âme , non pas seulement comme ses parties, ce mot impliquant une division qui ne peut avoir lieu, mais comme la même substance, la même nature , le même être. Il se retourne de mille manières. La multiplicité des êtres qui existent dans l'intelligence universelle n'implique point de séparation, dit-il, mais une simple différence dans les qualités. Ces êtres n'en forment qu'un, comme autant de pensées qui existent ensemble, sans nuire à l'unité de l'être pensant; comme la force employée à porter un fardeau , lors même que le fardeau se compose d'objets d'espèces diverses, n'est qu'une seule et même force; comme un corps lumineux qui répand sa lumière sur mille autres corps , sans que cette lumière cesse d'être une et la même ; comme un son entendu de plusieurs, un objet aperçu pcU- plusieurs , sans que le son ni l'objet soient multipliés ; comme un cachet et plusieurs empreintes, une race et plusieurs individus. Nous rapportons à dessein toutes ces comparaisons , qui toutes sont défectueuses , parce que la multitude et leurs vices

mêmes prouvent le besoin d'unité qui tourmentait Plotin , besoin caractéristique de son siècle.

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