‹ Du polythéisme romain (volume 2)Chapitre 102 sur 188 · LIV. XV. CIÏAP. VIII. ig · texte numérisé non relu

LIV. XV. CIÏAP. VIII. ig

dit démontrer mathématiquement la théologie (i).

Les nouveaux platoniciens rendirent donc hommage-au goût de leur siècle, en remontant au premier principe de toutes choses et en tâchant de le concevoir aussi abstrait qu'il leur fut possible.

La cause de l'univers , dit Plotin , doit être parfaitement simple. Pour découvrir sa na- ' ture , il suffit de retrancher de tous les êtres *-"'

toutes les qualités qui les distinguent et de voir ce qui reste après ce retranchement. Les / animaux , quoique mutuellement en guerre , ont ceci de pareil, qu'ils sont tous compris dans la catégorie d'êtres animés. Il en est de même des choses inanimées , qui , bien que diverses , se réunissent dans la catégorie opposée. En continuant cette opération, l'esprit arrive à trouver un seul point , par lequel tous les êtres se ressemblent (2). Ce point, c'est l'existence ; l'existence est donc le premier être, le premier principe.

On sent assez , sans que nous l'indiquions,

(1) Ennead. III. 8. 8-9.

(2) Ib.III. 3. T.

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