‹ Du polythéisme romain (volume 2)Chapitre 106 sur 188 · LIV. XV. CHAP. X · texte numérisé non relu

LIV. XV. CHAP. X

culte, toute faculté supposant dans un être une tendance à devenir ce qu'il n'est pas, tendance incompatible avec la simplicité et l'immutabilité du premier principe.

Cette définition rappelle, d'une part, la Divinité suprême des religions sacerdotales, cette Divinité immobile, apathique, sans qualités, sans affections; ce néant placé dans un nuage au sommet de la hiérarchie céleste : de l'autre, la cause première de plusieurs philosophes grecs, non moins dépouillée de tout attribut, et composée de même de négations accumulées. Le premier principe de Plotin se ressent des deux sources où il avait puisé.

Il est à la fois le Dieu d'Aristote , l'inconnu d'Anaximandre, et le Zervan Akerene des Perses , ou la nuit primitive du sacerdoce égyptien.

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