‹ Du polythéisme romain (volume 2)Chapitre 115 sur 188 · LIV. XV. CHAP. XIV · texte numérisé non relu

LIV. XV. CHAP. XIV

et particulières, mais générales et réglées par des lois fixes.

Maxime de Tyr avait composé de ces démons une hiérarchie qui descendait par échelons gradués du ciel à la terre ; et comme il fallait toujours que le raisonnement vînt à l'appui des hypothèses merveilleuses, il avait fondé la sienne sur l'analogie. Il n'y a point de lacunes entre les êtres, avait -il dit. De l'homme aux êtres iyanirnés, l'intervalle serait immense; aussi les animaux servent-ils d'intermédiaires. De riiomme à Dieu, l intervalle pkis grand encore doit être remph de même, et ce sont les démons qui le remplissent.

Enfin , Plotin avait déterminé de quelle substance ces démons étaient formés , en quoi ils différaient de la Divinité, et en quoi ils différaient aussi des hommes. Plus matériels que la première, plus immatériels que les seconds, ils participaient également de la nature divine et de la nature mortelle. Chaque homme avait un démon pour protecteur, pour génie tutélaire; mais il n'y avait encore dans ces suppositions rien qui motivât un culte, rien qui rouvrît vers le monde invisible la route qui était fermée.

Page 1