‹ Du polythéisme romain (volume 2)Chapitre 74 sur 188 · LIV. XIII. CIIAP. IV · texte numérisé non relu

LIV. XIII. CIIAP. IV

prit humain , principalement occupé des relations des hommes entre eux, avait travaillé surtout à perfectionner la partie morale de la religion. Actuellement habitué à l'abus des abstractions, et en même temps imbu des allégories des prêtres, il fonde ses améliorations sur ses subtilités de métaphysique et ses hypothèses de science.

Plutarque , que nous avons déjà cité , peut être regardé comme l'organe de cette école philosophique ; les historiens de la philosophie le placent d'ordinaire parmi les nouveaux platoniciens. Son admiration pour Platon et son attachement au platonisme , de préférence à toutes les autres sectes, peuvent le ranger dans cette catégorie. Néanmoins la naissance du nouveau platonisme proprement dit est postérieure de plus d'un siècle à la mort de Plutarque (1). On trouve en lui le germe de tout ce que Plotin , Porphyre et Jambhque enseignèrent ensuite. Il croit aux

(1) Plutarque mourul l'an 120 de Jésus-Christ, et Ammonius Saccas, réputé d'ordinaire le fondateur du nouveau platonisme , l'an 243 de Jésus-Christ. Bruc- KEU , II. 180 et 2o5.

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