‹ Du polythéisme romain (volume 2)Chapitre 75 sur 188 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

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songes , aux prophéties ; il détermine avec réflexion et gravité les différens ordres des dieux et des démons, les qualités particulières à chacun d'eux et leur action salutaire ou malfaisante (i). Mais il n'admet toutes ces notions que comme plusieurs philosophes antérieurs les avaient admises, et comme les professait la majorité des polythéistes. S'il en parle plus fréquemment que les écrivains qui l'ont précédé , s'il montre une conviction plus ferme , c'est que son siècle agissait sur lui. Il ne fait point du commerce des génies ou démons avec les hommes le fondement de toute sa doctrine , la règle unique de sa conduite et le seul but de la vie. Partis des mêmes principes que lui, les nouveaux platoniciens ne tardèrent pas à suivre une autre route , et furent entraînés à des résultats dont il n'avait eu aucune idée.

L'on ne peut regarder Plutarque comme un philosophe distingué. Il avait un grand talent d'historien , un jugement sain dans les choses pratiques et un sens moral , noble et pur. Il

(i) De Gen. Socr. — Consol. ad U.ror. — De Iside et Ofiri. — De Oraculonnn Vefeclu.

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