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neste , confusion déplorable qui, dit-eUe, a plongé les esprits faibles dans la superstition et précipité les têtes fortes dans rathéisme ( i ). Mais elle vent en même temps que ce« symboles soient adorés, car elle craint toujours de voir le genre humain retomber dans la froide indifférence qui est le résultat d'une trop grande abstraction. Elle reconnaît donc en eux une certaine nature divine , qui motive et qui mérite un culte; et, pour colorer cette combinaison de deux assertions contradictoires, elle suppose des relations secrètes et en quelque sorte symétriques entre les symboles et les dieux.
Laissons ici parler Plutarque : si nous ne l'entendons pas complètement, c'est qu'il ne s'est^pasbien compris lui-même ; comme nous savons le but qu'il se propose, il en sera d'autant plus instructif de le voir se débattre et se perdre dans les efforts pour y atteindre.
Le symbole d'Apollon , nous dit-il , e est le soleil. L'action d'Apollon sur le monde des esprits est représentée par Faction du soleil sur le monde descorps. Ce soleil met en activité la
(i) Plut, de IsiJ. etOsi/. cap. 67.
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faculté de la vue. Apollon exerce la même influence sur les facultés de Tàme les plus élevées et les plus faibles ; mais le soleil distrait l'homme tie la connaissance d'Apollon, dont il est le symbole, en ce qu'agissant sur l'âme par les sens , il captive son attention et la détourne de l'idée de la Divinité principale (i). Cependant nous devons aimer et estimer ceux qui rendent un culte à la nature divine dans ce qu'ils connaissent de plus précieux et de plus parfait. Ils sont à quelques égards dans l'illusion d'un songe , mais c'est le plus noble des songes. Il faut les élever, si nous le pouvons , jusqu'à l'adoration de la Divinité, de manière qu'ils vénèrent , comme ils le doivent, la force inaperçue et vivifiante, à côté du symbole visible qui, dans une splière.inférieure, représente et remplace cette force (2). On voit ici la philosophie incertaine entre deux directions opposées, s'agiter dans un mouveuient double et destructif de luimême.
La même distinction reparaîtra à une épo-
(1) V\n\..de Pijlli. Oiacl. c. 12.
(2) Opinions (.le Pliitai<iue.'