‹ Du polythéisme romain (volume 2)Chapitre 8 sur 188 · LIV. X. CHAP. II. ly · texte numérisé non relu

LIV. X. CHAP. II. ly

pas dans la route philosophique, et peut-être enétait-ce un dans l'intention de l'auteur latin ; car on trouve dans les fragmens de ses autres poésies plusieurs traces d'incrédulité. Mais il paraît que les Romains ne virent d'abord dans les hypothèses d'Euhémère qu'un objet de curiosité assez frivole. Ils étaient moins scrupuleux que les Athéniens, parce qu'aucune expérience ne les avertissait des conséquences de la philosophie pour la religion! Il en fut de même de l'Exposition du système d'Epicure par Lucrèce. Ces deux ouvrages étaient des germes jetés sur une terre qui n'était pas encore préparée à les recevoir. Bientôt les conquêtes des Romains leur ouvrirent un mode plus efficace de communication avec la Grèce. lis transportèrent à Rome des esclaves grecs, parmi lesquels il y avait des rhéteurs et des grammairiens, auxquels ils confièrent l'éducation de leurs enfans. Cet usajre devint irénéral , malgé la désapprobation de quelques

Romains austères,parmi lesquels il est assezcu" rieux de compter le grand-père de Cicéron ( i ).

(i) Nostros homines, disail-ll, simules esse Syio- »um venalium ut quisque rrra.ce sciret , ila esse nequiolem. CicER. de Orat. II. cap. 6.

Page 1