LIVRE XV
D'une secte qui cherche a concilier le resoin d'unité avec des formes de polythéisme.
# CHAPITRE ï.
D'une secte qui cherche à satisfaire le besoin d'unité qu'éprouve L'espèce humaine, sans renoncer complètement aux former du Polythéisme.
Une secte cherche à satisfaire ce besoin d'unité , sans repousser les réminiscences du Polythéisme. C'est la dernière dont l'histoire de la philosophie fasse mention. Son système est le dernier effort de l'esprit humain , pour ne pas rejeter tout ce qu'il a cru , et pour atteindre en même temps ce qu'il a besoin de croire. Cette se^e est celle des nouveaux platoniciens. Ils ont été jugés toujours d'une manière défavorable par les partis les plus opposés. Les chrétiens les ont décriés comme les défenseurs du Polythéisme Les incrédules
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des temps modernes , voyant en eux des enthousiastes et des fanatiques ont profité de l'occasion pour déclamer contre l'enthousiasme et le fanatisme. Nous convenons avec les premiers que cette secte a eu le malheur de défendre quelques-unes des formes d'une religion qui n'était plus*usceptible d'être défendue. Nous convenons avec les seconds que les nouveaux platoniciens se sont jetés dans un système d'exaltation et d'extase qui en a fait des visionnaires. Mais a-t-on suffisamment examiné jusqu'à quel point ce tort et cet excès étaient le résultat naturel de leur situation et l'erreur inévitable de l'esprit humain , lorsque l'absence de toute croyance Ta livré à l'agitation et à la douleur du sentiment religieux condamné au vague et cherchant en aveugle une forme dont il puisse s'appuyer? On n'a voulu reconnaître dans cette secte que là conception de ce qui avait existé jusqu'alors et non l'effet de la tendance universelle vers ce qui devait exister ensuite. On lui a reproché de s'être obstinée à maintenir, par des abstractions inintelligibles, une rehgion déchue, sans considérer que les progrès des lumières l'avaient poussé sur l'extrême frontière de cette