‹ Du polythéisme romainChapitre 100 sur 134 · POf.YTH£I8M£r · texte numérisé non relu

POf.YTH£I8M£r

à S enrichir des découvertef desphilosofphéflF qui méditaieat cOBCurremmeial; avec hn% q«1ih puiser des c^nnai^a^mces dans les pays loiiit»i| renommés pour leur sagesse. Mous avons sim»

plement voulu établir que sa . philosophie ^^ ainsi que celle d'Anaùmène , é(ait d'un degré plus avancée que la docttintf^de Thaïes. Lc^ modernes ofij^y^oulu foire de Pythagore un théiste, et {iiy^viconséquent un ennemi du polythéisme I parce qu'il reconnaissait une sub-^ stance unique dpnt tous Ic^s Dieux étaient fàÊ»^ mes (1). Mais il n'appliqua nullement à la re«ligion cette unité du premier principe. Il resta, de même que ses plus anciens , ses véritables disciples,. strictement attaché aux dogmes de son, pays. Il chercha même à metfjne plus d'ordre et de précision dans k classification des Dieux, que ces dogmes enseignaient. Leur culte était Tun des préceptes les plus recommandés par sa pl^ilosophie. Les Pythagoriciens ne revêtaient que les vêteraens quïls croyaient les plus agréables aux Dieux. Us s'interdisaient plusieurs alimens pour leur plaine. Ils ne phi-

(i) Meiners , G^sch. der fVîssensch. I. 54o-54i^

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lOMphaieat guère que dans les temples et lès bois sacrés. Us priaient avec ferveur au pied âe» statues, et croyajént, d'après leur maître, ^'on ne 4)ttittait jamais les autels sans être meilleur qu'avant d'en avoir approchié. Its obaoïtasent dans leurs festiM les louanges des Qîeiix'r leur feisaient des libatiotis , brûlaient de l'c&PLcens eo, leur bonneur ^ leuf • offraient en sacrifice de la farine, des gâteaux, des parfums, ^yy^ant, à la vérité, que la pureté du cceur plaisait davantage aux habitans de l'Olympe que la pompe des cérémonies. Cette assertion renfermait sans doute le principe d'une déviation du ciUte populaire ; mais elle "était ènibre vague et sans résultat dans la bouche dé Pythagore et de ses disciples.

Si Ton cherchait la cause de cet assentiment à la croyance vulgaire , dans Une dissimulation timide, nous répondrions que cette dissimulation s'accorde mat aveQ^ le caractère connu de k secte pythagoricieniie , qui se distingua dès son origine par l'intrépidité et par le couràge. A peine réunb dans la grande Grèce , les sectateurs de cette philosophie dhiassèrent les tyrans de toutes les villes où ils avaient fi^é leur séjour. Us établirent partout le gouvernement

républicain ,- el doioiièrmt aux cités qit'i aTaient affraDchies des Ibis équitables', vàêSà austères 9 et fondées toujours sur le iiekpeclt pour les Dieux , et sur Jk» liotninsfiBs q|ui Uxaf étaient dus (i).

iPlacerle théisme 4afts k dbctriiie Mdrèl»^ Pylbagoits swait uâe atitre correur. Il est tnii^ seidblable qiiie cette doctritae se composait Vies dc^^mes que! ce philosophe avait iheôueti^ eu Ph^icte , ea' Ég^ypte et en Asie , et qu^il âVall adaptés à sa mauièrede Raisonner. Oti, lé thi^isiilé n était le système doUiinant des €or{iofutluill| sacerdotales d'aucune dé ees côntréieBi 31^40 théisme eét fait pWtie de la doétritie S0C#kir de Pythagore, il eût pénétré bientdt^ d^Mitt 9^ doctrine publique ; car le mystère qu'iliiupcH sait àses i^tateut^s n'ayait poiiit pour but de ménager de^^ préjugée nuisibles , «tiais ^'tk^ coutumer rhomme à la : méditation; solltiittë et au silence. Py thagO!r<e; ne commbndait poinî; à ses. disciples de jse taire pour éciiàpp€^>â déi dangar^entéri^urs, uïSais pdurls'èxeroet'slrirem^ pire sur euxHnétuel^ et tandis qu'il lèsi int Ifaiè à. prendre les aiimfes (poutre lés* piâssàiices^i^

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(i) Meiners »./rwf 4¥^.,i çUverq4^.^.?9^i.Ai\ •■ .?

Liy. \u ckAP. m. 1 75

Ip ten^ qui lui fevabiaient injustos ou opg|Besdves^ il w leur eût pgint ordonné de courber \p i^ont devant de» Dieux innombrables et Ifiiagiqaires , s'il |^ fiït élevé iusqu'à la aotba <l'un «cul Dieu.

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