Tome I
194 ^^ POLTIHilSME*
tké deoe fnrinçipe aucune cooaéqueuce. relatif e à la morale. Peut-être, attaquant déjà, la eroyaoce populaire dan» ce qui. conciliait la substance des Dieux , ne voulait-il pas se mettre en lutte avec elle sur ce qui touchait à leur caractère? Métaphysicien moins subtil et moraliste, plus z^é, Socrate s'indigna de l'inattention ou des ménagemeii^ du philosophe de Giazomènè ( i ) , et tandis qu'il ailinettait , peutêtre de abonne foi, la pluralité des Pieux, il refusa de les concevoir comme des êtres malfaisans, intéressés, livrés à des passionaT vio^ lentes ou licencieuses. Il transmit cette même répugnance à Xénophane, qui, non ndoins soumis que son maître aux dogmes fondamentaux du polythéisme, sentit néanmoins sa crér dulité se briser contre des notions absurdes qui lui semblaient Sacrilèges. Socrate subit le supplice des impies , pour n'avoir voulu penser que du bien dçs Dieux (â) •
(i) Vqy. le Phédon.
(a) Platon dit positif ement dans f Eu typhron , que Socrate ne fut point puni poar avoir nié la plur^ité des Dieux , mais parce qu'il déclamait contre les poètes et leurs fables religieuses.
des usurpateurs^ et abj^ndonné du pçuplt 1 aimait , mais qui n osait embrasser sa es
liv.: «!^Wai\ IV. 195
Peut-être aussi quelques causes politiques contribuèrent-ellei «k sci jp^ii^;, sous les trente tyrans. Socrate développa le courage qui accompagne la véritftblO'/'plllilbidplÉiei^* Lorsque Théi^mène , qui ^ aprè» ftfoir étt le mailièur d'exercer sa portion de deâfMîstiie ^ Vêlait séparé trop tard de ses complices, et avait tenté de défendre les Athéniens contre l'oppression toujours croissante V fiii^e^isi par les satellites
le qui qui n osait embrasser sa cause, Sqcrate s^ul^ airec deux esclaves , se' présenta peut k pccourir^ et ce ne fut qu-ù la prière de Tbéranièneluî-*i9^ei^ qu'il se désista d\u^ JAuVile., . mais glorkAise résistance ( 1 ) .. . / . ., Sn^.persécutiçpjsoiilaya le^ esprits, et fit entrer en fermentation toutes le9 tètes pensante». C'est un effets quelquefois lent , toiiîouvsi infailKble .^e, toute persécution», Ainsi ^Saq^At^, s'il u'^jujçf^ p%s le pqlythéisjuiq ,! àfJf^fkifL Uéaiv- «(10^ £^ jl'i|[ijtel%ence humaine rû^apulfion qt|î devait renverser, cette crpy^qce.. ;Xi>uJt(^s. r)e^ sectea philosophiques, qui l,'a(U^quârent de diverses, manières et la suivirent en.diffiérçns sens, sortirent de l'écolq djÇ,Socrate^ : . <
(i)- Diod.'SîcXIV-a; V
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hWïïE VII.
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BUk à AOICFD O0¥Bl4Sllsirr «TEC 18 «OÙT-
OBAP. I.
pe'fUilfjiesDiêciptes d€.3ocraPg.
LVm ddt i^ëklére^ la mort de Secrate comme f époque la plus décfalire d^ fUMoire d<i fi^iljtliéijKtiè 3 ce fet ^11)1* ^e la guerre sourde que de livraient là ^sliilMiipfate et la vfrli^ott depuis :Anai[âgore dey^tà ffne guerre oUTcfrtè et décbrée.
imtirtEèaiie , le fondatteur de la secte des e^jffldttties , d*al>cfrd disctplie du Mphiate^Mrpé%j itiflfb biofiflét aprte l'un des admirateurs ièê (dus tété» ^ Socrate , «t qui latoait chacpie jour qtiarante stades pour -T^tehdrb» déclara, dams un de Ses outragea, qu'il n'eustait qu*u& seul ^eu de la nutufé , Dieu qui n'avait point de forme , et ne p€^vait être représenté sous aucune image, txîàis que les
Dieiu^ popul^lros, éCaienf lâ» giattd « onibré 1(^1)); C«tt6 clteUD^tiMi mérile. d'autaal phi9 <A\ltiif
^'étid>Ii|Â|t Y^9 le" mtfieii da db^iuiisèmè siècle ^ kft^pbUoMpteai qui Jes pf emiers alta^ quèrent la rel^ioa. Nous raisonnoa»\ ^isaient^ Hk^ m» tifWmm phUiMophes^ mab coinnie Ifaéologieil»*. Dao^i Iw deûi ca^,: ciébîl? uu ipoj^H, pow Ift pàijbsopUie^ d'asMirer don inçiépeudanoe todfecftoeUè. Lai Deli|[iim âe l^iiyiaitaia^ reoferméo davs dqs ber»ff» étiioit^» qWdla o^ pouvait firanobûr* EHe dkvcoail spèdtelrice inij^uiasashte de^ 4péculalioj|6;de lai phl»l^iipphî^. UfUe quertîeni» qui rioléDeseaJent lMflÇI4i^UjBB»leIlit , puisqunelles Im^Qbmsmt à sa Jbi|ia^ , étaienJt euk^éee à m cou^tmee.
;J4^ disMpk^ d'Airtâtthioa a^ uestèr^nt; pas fi^^B^'^^ îdée.aur Tuoilédii Dlau é^^ld na«ture ; dans la plupart dea aii^d^>te9 qui^ oom ^Qjl^l parvaaowHir Diog^nc^^ qe stocofid cliçf de ^ secte d^ Gyuiqu^t 11 9<wbk adoietM par §^ discours, la pluralité 4^ IJI^ikiix. Màilv ^ ii|êui|el«|iaps , il a^aque^ avec un^ graiide 1^-
I -^tt— III ■ Il ' I .lA ' ' tl'tl J** ! J l J llil l l ') M ll M l il l * ' I I
Ctcero , ifc 2^. Btnr. I. i3.~.i-. Lïci: î)iv. ijJSt, L 5. — Clcia. Al^ , admpn. p. ^6,,
1 98 llDLTTHértlII.
berté ^. toutes les ophifoo» populaires , llnlèr^ prétatioQ dés songes , Tefficacité dés eiipiations , là véracité d^ oraélee,. l'utilité des niysièrês') la sainteté des céréiîionies : eu unjMIbt; tonfe l'institution positive qui faisait dll ^polythéisme uncuke. » • ■»-
> D'un autrecôté ; la seéte de Mégare i!n«^hàk au théisme, piutât^ilest^vrai,- par les exprès^ sions et en api]^rëéc(e ^oque réellémefet €$€ dëiH la doctrine. Eiiclidé dtsait; d'apte Socfnté', qull n'existait qu'un seul bien suprême,' sd^ différens noms, et que l'un de ces noràis était celui de Dieu. Il y avait beaucoup de tagne dans cette expression, puisque te" Bien supréMè dont avait parlé Pocrate, n'était pa^' an être à part , actif et intelligent , mai^ une situatiMi vers laquelle Fhomttie devait teridrè. C'était, au moins dans lès tndts, Htk pki ^êtsViïiSîê^ par conséquent vers lé^^héîWwèi '
Diï reste Euélldè%t ses disciples parnhrlétqqels ilfaut stirtoùt distinguer Sfîlpon , bannt d'Athènes péttr àtt)îi* ' parlé trop libreitheiftt sur Minerve (1), insilltaieUt sans dttiuf aifx o^nioD» consacrées (-2). ^W'
(i) fiîog, Laert. IL
(2) Sext. Emp. adv. Matti. 1 08-109.
DiQ2. Laert. II.
Vf
UT. VU* CHAF. I. 199
A côté de ces deux écoles , ornait ce(le d'A^ ristippe, dont la teudanoe était l'athéisnie; Les:
leçons: •â*Aristippe fontièrent Euhémère (1) v Tadversaire le plus dangereux que le polythéisme ait rencontré. Ce philosophe f atiaqmt d'une manière tout-à-feit nouvelle.' Il préten** dit dans son hktoire sacrée^ que tous les Dieux des Grecs avaient dans l'origine été des rois , des héros ou des législateurs, que leur p|:^pre,
imposture ou la reconnaissance des peuples avasent ensuite placés dans les cieux; Cette opi-, iliôQ )0ta dans tous les esprits dés racines pror fonder. Elle pénétra jusques dans les lÉiystères^. comme nous le dirons dans un livret sufcrant. Qiftatre siècles après Ëuhémèr)e>, Plutarqua croyàili encorâ nécessaire do» réfuter sèsass^^^ tkms, que les incl*édules reproduisaient 'd*âga en .âge sous mille formes diverses , et dont le pMilg^th^jsme De se releva jamais. . .
«'i^'agitatioii que la pecsécutiun de SooraUr
1 1) Diog. LaerL li. 07. — Cicer, de NaL Deor. L a3, — QuœsL Tusc, I. 4.3. V, 4o. — Sext, adç. Math. IX. 5. i.— * Dwg. Laerl, i. 64. — Acad. des Ihscript. 'tlH. XV», VXXIV. — Hîssmann , Magazîn fitr Phil. 1; îï. ffl.
phiquM^ ne fitt ^. sansiJb^WJVi^ifttt.BfPMT ¥^ philosophie eUe-mème. hes diêçifkik dlEuaUde se jelèreÉt dapis de T^ioeft diB|iiite$ dt: JXi^ «ti dnip kft kabtîlitéik les plud sophwliqpiesi.Crei^ à cette éiQk>le qve nous derons I^ hmm% sophisnies du inent^urv du voilé, du fodit^tr du corn*, du cbauKe^ qui Monmit d^ uot; jours d; ^oùv«r que Vabus du: raiaomitàmefkt prëdfMlç les hommes dans les absurdité» liSr plw^ pUérilefr ; mais qui , lorsqju'ih pacureal ^ embarrassèreut long -temps les esprits les yibitt grames, Amtote et Ghrysippe, par exeippkt*
PeiÉMlre au reste, et nous sommes» asast poifés à» le croire , peut-être a-t^an méoouMi l'esprit de la secte de Mégare. Il- est difikilf' de supposer que le. but de cet|e seote fiit.uiiU quenient d'attacher de l^nportaoee à deS' frivolités épineuses. Nous penscrionat ^uMt qu'elle se pr(4K>aait de découvrir la indiMisiÉre méthode de raisonner , et .qu'elle cherchait à perfectionner la langue de la logique. Âf|n d'y parvenir, eBe essayait^ toutes les formes; et le^./sopl^sifies qu'on lui reprojche n'étaient vraisepblabieaient qiue des épreuves qu'elles faisait subir à ces formes ; pour mieux appré-
LIT. VU. cnkP.é» âoi
ciqr les r4B^urce8 (|^^:li'iBt<^eIlee en pouvait tjjirer. LprsqjaW.rencoQjlre ch^^s des homine9^^ èqli^irés ,. méditatif et studîeum, dQsaaaei»UoD|b qpi 9eai}>Ienl| approcher de Textravagance > U lie faut pas se |jiât^ ^ cvoir/s aux appar^ft^^s^ ctf^ de déclarer que ces hommes sont abr
aijirdes.
; Je n'éteDflrai pi^atcetfç )u^tkGica{:iaii )usq«L'attt«L Mctaieui^. d'Aristîppe.; Ceux .ci s'écartèrenl îoèt quemment des lois d^ la morale , comme des dqgmes de la i^ligion. Théodore niait nonsçulement Texistenoe des Dîeui^ , mais ceUe jie IjSi yertu. Il réduisait toi^it 4 Tégoisme le plw gjT^ssier. Le sage, dif^ait^i^, ne doit rien^à la pajLrie ; il n'est Ijié paiç aucune ki , il; n'y, a p^ui^ l|i^ que deux e^lèces d'actions^ celles qui kuir spgkt iftifeSf cellesc qui peuyant lui auiiïç* Xt^ sacrifice; de lui^mdme est toujours at^si^pdèi Le châtiment seul constitue la faute. Icupl ce qui est impuni , est légitime.
JL'pQ s'étoiùie qpe l'esprit humain puis^ie:
arfi^er à cet excès • d'uipie cpupabls démence^ Mais telle est souv^t sa, déploraJble faiblesse., qu'en s'affranchissant du joug des préjiigés^ il s'çLjiupe a.\| delà de toutes les boi^nes^ et mécoqir nait les rj^glçs les plus évidentes^'t leS; plus, sa-
902 ^ POLTTHEfSMr.
crées. JLia faute enrïlst alors , noti pliïs aax té^ rites quil croit découvrir, mais stax jiréjugés qu'il secoue; Ces préjugés ont ^aré sa* ralbon:^' se sont identifiés avec sa morale. Lorsqu^l s'ei» délivré , il est trop tard , il né lui reste ni mo^ raie ni raison. L*homme devient furieuxdans les fers : sa fureur se prolonge même après sbir esclavage* Ce n'est pas l'effet de la liberté qu'il a reconquise , mais celui des fers qu^il a trop long-temps portés. ' *
'■ Les prêtres de la Grèce travaHlaiétit à en-* chaîner la morale à des croyances et à des pr»^ tiquies qui s'^ébrankient de toutes parts. Ilis inquiétaient, tourmentaient, poursuivaieûft Vp philosophe» ; et parmi ces (k|niers se troiirvalent des hommes faibles, qcPrl'a^tatidn , Ifr, trouble , la (crainte rendaient insensés, l'él Hit Théodore, tel fut encore 'H^ëgésias, mais décfr un autn3 sens , et .d'tme ma^iière plu^s intârefi^ santé. Adonné, comme Tfaéodoiré'^ àtii btft* nions d'Ariàtippe , it plaçait, aihsi' que' lui , le souverain bien dans la volupté, le seulpiiti^ cipe de la morale dans l'égoîsmc ; mais soîr ame mélancolique et profonde se fatigua bientôt d'un système avilissant et aride. Il n'eut pas^ la force de se dégager de cette doctrine désas--
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trense ; mais tontes ses facultés , tous ses sentfanens lut fkHaiént rçmàrquer a?ec douleur le bejk>iti d'un autre ordre de pensées. Jetant un long et triste vé^à^ sur les peihes sans noûibré tfai nous menacent et nous assirent; sur les Mâist .pliy^icf lies dont la présence nous accabté-ettlopt l'absence n*est pas 'un bien ; sur les souffirances morales , plus dtrersifiées et plus infatigables* que les maux physt4Àf5S ; sur cet a? en!r incertain qui plane , iiicSMnu , tnàis terrible sur- nos tètes ; sur ce passé , qui ne nous laisse , s'il fût fieureux^ qiie dHnutifes regrets, et s'il fut malheureux, que dès souvenirs lugtH bres; enfin sur cette inévitable ^eillesse, qéi, semblable aux magiciens dont les fictions et 'IHDrient nolis parlent , s'assied dans les tébèbres*, à fextrénnlé de-notre carrière, fixant sur ^dùs des yeUT immobiles et perçans , qui nous tAtitéht vers elle, Imalgré Jaos efforts , par je ne sais utiei pouvoir occulfé, Hégésiàs; cofitire tant de' fléaux et ' contre 'rinquiétùde qui s*femprèsse de les remplacer en nous poursuivant de leur- image, ne vit dasyle que* la mort. Il consacra toute son éloquence à recommander le suicide, et plusieurs de ses disciples furent eutrainés par ses^ouvrages à jeter loin d'eux
le fardeau de l^'exi^tieiice. I^i^lbetic à ïaxa/f^ élevée ,. sensible ou pix^foiide ». ql^t se^laiyfp^fiir tramer par ce décourageoKQBl; . qu. pap k, sg^ phisppe,, à repousser égditioen^ la moi?9Je!# la reljgion. Lorsque des espiiU.», ^S^- 6&%eaii# de c^i^ude , se refusent à h^ute idée relig^eu^^ il leus €At^pM)^k^ de se r^^^î^i? dap«l«Ji|i^ ralew II réMjte^ Umi , «dèiue ^^lpi»j, é^ U^, privar iîoni iHe: tE|^ esféviàjçm, ^^k^dà. ^m «icnmI^i une g^raade iiupr^ssiou d^ larifiitess^ et îf9 M sais« que^ aliQospli^re nombre et sévère se loér pand sut toijks les objefS; maîéPil u'yik pas- da jQaoiitf. de 4^adalioii. L'âai^ sq^tfij nwf . elfe s'estiipp z^ e^Ç; Sf^ spi^îpai par. sa. {propre {(Krce ^ par Véié^ofe dm iidéj^Pi qu4€^e Qa»r btas#e : il lui reste ua sentimei^it. désîiitéi^efiaé^ celui du devoiif », et c<s ^eotimeijit la Ktrem|fe et la ¥eljève« Mais. k>rsqu'eUe abapdy^)!»» aimi la luoi»^ , ^^ n'a p)us d'appui , plM^ d'ortiuie ppur ^lle-nM^pe, plw de r^qoui^ iq^km coutre Ifinjus^ice , phgi^ de cpqsci^iiced^aiipùiiiP valeur ). plus de cou^a^ co^e Ut vie^ Tbéo- .4orq fujt chassé d'Athjènç^, npQ pas à o^ufie d^ SÇN^ abomiQablçs^ prii^ipi^s , maîg pour? avioÎT pl4i«$Vi(é SHT W mystèt)^ Hégési^ (ri) , Jto-
(i) Z/wg'. Lagrt. H: 64. — 6:«#-. Tuscul. çuœsï. ir yS*
#.!▼. "vil. fWAP. tt. ^5
léré pariefi Pt^éûl^ ^ W^ut ifrAre de kuépendrè tout en^nëinenfl dé HK dtetifiife.
€HAPITil£ il.
ï)e Ptaion.
Pfatan peiM ^rera k même époque ^'Aris* tippe, BudideieC BSo^ne. La phflomphie^glMQ- ^qœ prit dam 9eB écrits une matohe plus, vègulièr^, plu» détermmée et (Ans «imfbrme.
Je dois ^lerver, poUr n'èlie pas aocUflé d^iuexactitude , que pkisieRS des disciples d* A<rotîppe «t d'IEttcMdé fiirent postérieurs à Pla- •tou. Uq iutefvallè d'eu^fep0li 1 29 ans , le sépare tles demiers de ces disoiplss. Ma» j'ai cru devoir parier d'eux eu mtoie teiûiNr que de leurs maîtres , parce qite j*ai pensé qu'ji valait-mieux wiiTre dans ce livre, uéo€ssaireménltrès-i»éom- 'p\et BOUS le rapport'^storique , TordM 'des iàéeê que oelui éêê tetûipt.
L-on u'exigËiTa pas que 4VMit présebtionB ici ^-exposé du système de f^kitM. Ge système, ingénieux daus k 'l^vq^tt des déltt^s, magnifique dans son wdraoaiâKsê^ etaméri^tue pe^itêtre dans quelqueb^unes de ses bases , est , é
ao6 ou POITTHKISIIS^
tput prendre , ï^ae des plus bc^es pi:oduc-* tiens de l'esprit humaine Sion inflaence sur toutes les doctrines postérieures, tant religieuses que philosophiques , depuis le temps de son auteur jusqu'à ilètre siècleVa'été incalculable; dès les âges les plus reculés de la doctrine chrétienne , le platonisme y a pénétré; et il est probable qu'il a contribué â iroprtiiii»r à cette te- Hgion la' direction spirituelle et spécillatrioe, qui en a fait pour notre espèce une époque d'ennoblissement et dé régénération, fte propre des croyances religieuses, à leur naissance^ est de repousser loin d'elles la philosophie et de l'étouflfer* . Mais le platonisHle a pour ainsi dire placé dans le christianisme un germe m^ térieux de philosophie qui, bien que long^ temps invisible^ n'a jamais été complètement .inactif. • »
£n rendant cette justice à la philosophie platonicienne, nous ne pensons point dimir nuer ou méconnaître la vateur du cbristiar ^hisme. La providence, lors même qu'elle accorde à notre faiblesse des secours oMe^teH;, emploie aussi tous les moyens qui résultent de notre nature et de nos circonstances , et recti<- /60 admirablement les uns par te$ autres.