‹ Du polythéisme romainChapitre 108 sur 134 · IIV. VII. CHAP. II · texte numérisé non relu

IIV. VII. CHAP. II

De nos jours , les écrivains les plus suJbtUs du pays le plus studieux , et le plus indépendant de l'Europe dans les recherches intellectuelles, nous voulons dire rAllemagney se rapprochent ^ chaque instant davantage de la doctrine platonicienne. L*utilité qu'ils en retirent n'est peut-être pas sans quelque mélange. Â une époque où rintelligence humaine paraissait avoir reconnu la nature de ses moyens et les bornes qui la circonscrivent , ces écrivains l'entraînent de nouveau fort au-delà de ses bornes. Maj^ ce n'en est pas moins un sujet d'admiration 9 que, toutes les fois que l'esprit de rhommé s'élève â des spéculations hautes et sublimes , ce qu'il découvre de plus ingénieux , de plus éloquent et de plus profond , se retrouve dans les ouvrages d'un philosophe qui vivait il j a deux mill^ ans. La mode a été long-temps parmi nous de déclarer Platon inintelligible, m'est sans dout^uelquefois : mab l'on n'a pas été fâché d'établir qu'il l'était toujours. La vanité se place comme elle peut. Il y a des gens qui mettent la leur à comprendre tout. D'autres, surtout en France, la mettent à ne f3as comprendre.

La philosophie de Platon est la réunion de la

miiMhytrique d*Aiiàxàgore ifet defo iiKMral^ de Socrate. laiton eut, sdr tlMEs lespliilosàphâ jqui Fa^aietat i^réoédé, cet «Tantdge, que ceuxci paraififléat n*ayoit pamjt connu tes rapports liitimes de la moraSfe avec les ^letiées , et de ia politique avec la morale. Socrate îpefkliissant de son slysféJEne^ aiitant qu^ tibus. pôutous ai juger, d'un côté h, taétaphysSqfiie, et de rautre la législation, s'était par là même réduit néceiETsdrement à des idées quelquefois vagues, souvent communes , d'tràe appficati6n pùreinààt individuelle, et d'une iitiliti parâeHe et précaire. Tout se tient dans ia nsAtire. La motute, qui se compose delà véritc et de là jus* tice , a besoin d'une métaphysique éclairée , qui lacondàise, autaut qu'il est pôssible\^ la vérité, où, pour parler plus exactement, qui, autant qnll est poss&le, la présenre de 1 erreur. 'Elle n'a j^as moins beisioin de bonnes institutions poBlicpies, ^||tf lui garantltlsent là justice. l^tfuteS les maxiinès de la pbâoiiôphle sur &6s devoirs envers nos setâblaUes , somt imp'uis- Mntes sims ce double appui. L^ig^otance fiiosse 4a morale, -unelégiAlation vibieuSe la pervertit. Si nous voyons un .peuple prétendre à des idées justes de mora^ et de devoir, avec des

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