‹ Du polythéisme romainChapitre 109 sur 134 · LIV. VII. CHA.F, II · texte numérisé non relu

LIV. VII. CHA.F, II

institutions anarchiques, c'est-à-dire arbitraires, car l'anarchie n'est autre chose que l'arbitraire exercé tour à tour par beaucoup « d'hommes qui se le disputent et se l'arrachent , Qous (lirions à ce peuple qu'il se trompp. Si noua voyions un despote affirmer que» sous son autorité absolue^ la morale publique ou piarticulière se perfectionne ou se rétablit , nous dirions à ce despote qu'il veut nous tromper* Toutes les idées de Platon sur la métaphysique et la pofitique ne sont pas justes,; mais l'idée fondamentale, celle de faire un tout indissoluble des trois grands intérêts de l'espèce humaine , et de rattacher à un centre unique tout ce qu'elle peut connaître de sa nature , de ses devoiss et de ses droits, est un pas immense dans la science de l'homme* Platon l'a fhit le premier entre tous les sages de là Grèce.

Nous sommes obligés, daçs cet ouvrage, pour ne pas es^céder les bornes qui lui sont propres» de morceler de nmireau la doctrine de Platon. Au comoiencement de ce chapitre, lorsque nous avions à parler des plus anciens philosophes, de Thaïes, par exemple, de Pythagofe ou de Xénophon, nous devions traiter TomcP'. 14

filO POLYTHEISME.

de leurs systèmes sur la matière première dtp monde^ parce que leurs hypothèses sur ce sujet formaient toute leur philosophie. Nous ne pouvons donc chercher les relations de , leur philosophie avec la religion que dans ces hypothèses. Mais à mesure que la philosophie fit des progrès , d'autres objets appelèient ses recherches , et les relations avec la religion se placèrent ailleurs. Nous avons dq par conséquent abandonner les sujets sur lesquels la philosophie et la religion n'étaient plus en contact^ et suivre la philosophie sur le terrain où elle rencontrait la religion. C'est une règle que nous avons commencé d'observer, eu parlant d'Anaxagore, et à laquelle nous serons désormais de plus en plus fidèles* Non seulement nous ne dirons rien des idées de Platon sur la matière constitutive de l'univers ; mais tout ee qui tient dans ses écrits à la métaphysique générale , à la morale fondée sur des raison ne mens purement humains , ou ses idées religieuses indépendantes du Polythéisme , tout ce qui n'a trait enfin qu'à la politique , âous est étranger.

G'e^t avec regret que noiis passons &o.us siknce cette detnière partiéjdes opitiions plstto^;

Page 1