‹ Du polythéisme romainChapitre 113 sur 134 · LIV. VII, <^AP. II. HàlJ · texte numérisé non relu

LIV. VII, <^AP. II. HàlJ

tèine de Platon. Nous n'avoo6 rieû dit de la théorie des Idéeis, prototypes de tout de qui existe» ni du monde idéal, pensée dti Grand Etre et modèle du monde visible. (>è sont là sans doutQ les deux bases essentielles de sa philosophie tout entière. Mais nous espérons cependant qu'on pourra saisir ^ dans ce qu'on vient de lire , les points de ressemblance qui existaient entre }a doctrine de Platon et la religion populaire de là Orèce.

C'est là, nous le répétons sans cesse, pour échapper à des reproches de négligence et d'oubli, c'est Hl 1x>ut notre but. Nous serions coupables d'une fbule d'omisnons, si nous nous en proposions un autre. Mais, n'ayant que cet objet en vue , tout ce que notis désirons de plus serait âéplacé.

L'on ne peut méconnaître dans les hypothèses de Pliaton plusieurs condescendances pour le Polythéisme national. Il créait un nouvel ordre de divinités intermédiàfrés qlii remplaçaient âssefc bien l'OlytÉlpe d'Homère. Il affirmait que des dieux sanS nombre reml^lîssaienttout l'univers. Il donnait à cesdieùjc ittférieurs le nom des dieux populaires , réin-^ troduisant ainsi dans sa doctrine, comme ua

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hommage aux opinions reçues , les appella-* tions de Jupiter, de Junon, de l'Océan, de Thétis. Les premiers ancêtres des Grecs étaient, selon lui, descendus de ces dieux. Il fallait croire ce qu'ilif racontaient sur l'origine de leurs pères. Malgré toutes ces . condescendances , sa philosophie n'était rien moins qu'un véritable Polythéisme. Ses assertions étaient formelles sur l'unité du Dieu suprême. Les dieux inférieurs en étaient séparés par un intervalle immense. Ils n'étaient pas immor* tels par leur nature. L'Être infini , leur créateur* leur avait accordé l'immortalité comme un. bienfait. Rien de plus opposé que cette hypothèse à la religion admise par le peuple , enseignée par les prêtres , et professée dan& les temples. Platon ne s'en rapprochait que sur un seul point , le même qui a pu exciter notre étonnement , quand nous avons parlé ci-dessus de Socrate et de Xénophon ; Platoa croyait à la divination , aux songes , auxpres^ sentimens et auy oracles (i). Cette crédulité le conciliait facilement avec sa supposition de dieux secondaires qui, veillant sur les hommes^

(i) Phaedon ; Cri lia s ; 'Apol. ; Socrat. ; Cral)'!.

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