Tome
!jf58 DU polythkismbI
s'étaient partagés de bonne heure en pluskars sectes. Le nombre de ces sectes n'est pas exactement connu. Sextus Empiricus en compte cinq. Mais cet écrivain ne demandait pas mieux que d'exagérer le nombre des doctrines opposées , parce que , sceptique luimême , il puisait ses argûmens les plus forts dans la diversité des opinions. Gicéron , plus impartial , et saint Augustin , mieux instruit ^ que Sextus , ne parle que de deux académies* de l'ancienne et de la nouvelle/ En effet, la division qui eut lieu entre les sectateurs de Platon dut reposer naturellement sur la séparation de deux principes qu'il avait réunis.
Parmi ses disciples, les uns s'emparèrent de ses idées sur la certitude des vérités connues à l'intelligence 9 les autres firent valoir ses raisonnemens sur les erreurs de nos sens.
. Ces raisonnemens sont assez connus.. Les
sceptiques postérieurs les renforcèrent par des
considérations non moins frappantes sur l'in-
suffisance de la raison , démontrée par la