‹ Du polythéisme romainChapitre 128 sur 134 · LIV. VIIK CUAP. U. - 3b · texte numérisé non relu

LIV. VIIK CUAP. U. - 3b

tèrent point les dieux consacrés par la re^ ligion populaire , car ils employaient fréquemment pour ces dieux les dénominations usitées.

L'on a cru démêle^ dans leur philosophie un Térit'able théisme ; mais on aurait pu re-r marquer que , sïls parlaient quelquefois d'un Dieu unique , ce n'était qu'en le confondant avec Tunivers (i). On a cité Plutarque en foreur de ce théisme supposé ; . mais , si Ton étudie à fond les expressions de Plutarque , on verra que l'espèce d'unité quIUattribue à ces philosophes était d'un genre assez singu* lier. Us reconnaissent , dit*il , un seul Jupiter, un seul Apollon , un seul Neptune {%) , c'està-dire que le Polythéisme, ayant multiplié les dieux jusqu'à l'infini , comme nous l'ayong expliqué plus haut^ et les objets de l'adoration des dîfférens peuples s'étant rencontrés , il était arrivé que , sous la même dénomioa-*

que iea stoïciens n'entendaient par tous ces noms qu'un seul et même être. Lactant. Din. Insi. I. 5. — Diog. Laeèt. YIT. i35.

(i) Ântonin. Vil. 9.

(2) Piutarch. de DtfeetXh\

266 m; polythéisme.

tioQ , se trouyaieDt désignées des divinités différentes. Les stoïciens t dans leur système de conciliation universelle , profitaient dé cçtte identité de désignation pour réunir en un seul Dieu les dieux étrangers les uns aux autres; par exemple , la Minerve de Sais à celle d^Athènes, la Diane taurique à la Diane grecque , la Vénus assyrienne à la Ténus d'Homère, -el ainsi des autres dieux. Ce travail ne tendait ptrint* à rétablissement du théisme , mais à une certaine réduction et classification du

Polythéisme.

Le's stoïciens suivirent, relativement aux allégories , le même système qui les dirigeait, dans leur amalgame de toutes les opinions.

Aucune interprétation ne feur parut trop subtile, aucune ne 4eur sembk devoir être admise exclusivement. Us considérère^nt les dieux comme la personnification, tantôt des forces physiques de la nature , tantôt des qualités moiales de lliomme (i). Us virent à la fois, dan$ les antiques théogonies, la lutte des élémens et celle des passions ; et cette double explication ne leur suffisant p^ encore , ils

(•i ) Çicer. de NaU Deor. II. «5.

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