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par son imitiobilité dans le temple de Jupiter Tarpéïen , rélernelle durée des succès et des victoires de Rome.
La conformité des opinions , lorsqu'elles tendent à un même but par les mêmes moyens, est uile preuve assez forte d'un dessein prémé- 'dîté. Quand on voit les Romains déclarer sacril^e ou impossible tout mouvement rétrograde du dieu Terme, et adopter de la sorte, à cet égard,' le même dogme que les Turcs; relativement à leurs mosquées (i), on est tenté de croire que ces peuples se sont rencontrés dans te désir de transformer en devoir religieux la conservation de leurs conquêtes.
Les Lares et tes Pénates , autrefois des fantômes capricieux et malfaisans , sortant des abîmes inconnus pour tourmenter les vivans par leur bizarre malignité , deviennent des génies désintéressés et tutélaires , peut-être les âmes des hommes vertueux dans chaque famille, les protecteurs des générations suivantes, Tune des suppositions les plus consolantes qu'on puisse concevoir sur l'autre vfe. On en
(i) Sagred , bî&toîre de Temp. Ottoman, i. 43o.
> l6 DU POLYTHÉISME.
trouve le germe dans Hésiode : il dit que lès hommes de lage d*or devinrent, par Tordre de Jupiter , des dieux ou des démons bienfaisans, habitant là terre, gardiens des mortels, et observateurs invisibles des bonnes et des mauvaises actions. Mais le polythéisme romain rend cette idée plus applicable et plus doujce encore.
Ovide assigne aux. Lares une autre origiae dont nous ne croyons pas devoir parler ( i). C'est •visiblement une fable grotesque, inventée dans un siècle incrédule ,. bien qu elle fût peut-être dérivée de quelque tradition ancienne, mais qui, telle qu'Ovide nous la présente f a perdu tout sens religieux.
Les divinités qui sont en entier de création romaine , sont pour la plupart des vertus personnifiées; elles ont des autels sous leurs dé-r nominations ordinaires ; on rend hommage à la concorde dans un temple bâti par Camille (2) , à la piété , à la continence , à la pudeur , au courage , à la bonne foi (3) , au patriotisme , sous le nom de fortune publique, et tout à-la fois
(i) Fast. II.
(2) Ovîd. Fast, i. — Plut../» CamiUo, tit. liv. VL
(3) Den. d'Haï. IL 21.
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à la supériorité du talent et à Tuniou des époux, 9GU8 le nom de fortune forte ou virile ( 1 ) ; car les Romains combinèrent ce culte , établi d'abord par Servius Tullius en mémoire de son avènement à la couronne (2), avec celui de Ténus Vestîcordia. Ils invoquaient ces deux divinités ensemble, le même jour, implorant celle-ci pour qu'elle ne remplit le cœur des Eemmes que de passions légitimes , et demandant à l'autre de rendre les femmes toujours agréables à leurs époux.
On ne peut s'empêcher d'être frappé de la multitude de divinités différentes, adorées chez les Romains sous le nom de Fortune (3). Il y avait aussi en Grèce quelques temples à la fortune , mais en beaucoup moins grand nombre.
(i ) Fors fortuna ne veut pas dire le hazard , mais la fortune forte oa prospère. Festus. Donat.
(a) 0?id. Fast. IV. 773. — Varro , de Lîng. lat. V. Tit. Lîy. X. 4^*
(3) Fortuna viHlis , mulUbns, puhlica , prwata , obse- ^uens , aurea , mala , equestris, hujus dUi , redux, etc. , et. 4 chacune de ces dénominations une solennité particulière était consacrée.