‹ Du polythéisme romainChapitre 38 sur 134 · IIV. I. CHAP. TH · texte numérisé non relu

IIV. I. CHAP. TH

?poration§ sacerdotales chez les peujfes soumis é ces corporations. Us jugeaiebt tous les différends des particuRers , des magistrats et des Ministres des Keux. Us YeiRaiént sur la conduite de ces derniers ; ils faisaient des loos sur les ce- ^ rëmonies qui n'étaient'nî écrites ni passées en usage, et dééidaient dé celles qui méritaient d'être pratiquées ( i ) . Us ayaient profité de tou- '*^ laies Circonstances , pour^ donner plus d*extBBriioâ à ce privilège. Après f incendie de Roitie ÎMar les Gaufols , ils s^oppo^rcnt à ce qu*on recoèfllMles traditions et à ce qu'on rétablit les litwè qui concernaient la religion , afin de Tafdr plus entièrement dans leur dépendance.

Us' avaient Tinspection sur toutes les dignités civiles qui donnaient le droit de remplir quelques foncticms du culte ôii d'immoler les victimes*

U» prononçaient sur la légitimité des adoptions et des testamens , sous te prétexte gii'en confondant les familles ^ on pouvait porter atteinte aux sacrifices privés attachés à* chacune d'elles: ' '

Us étaient chargés de.;la purificatioa de la

(j) Den. d'Haï. U.7.

"5& POLYTHEISME,

cité. , .Ils pilnisçàient, I;^ . .déflobéissapce à leun , ordrGç.. ?...!/( ••» .•■■.■-■/.'•'?'? m: ■ .. ' i.

Ils n'étaient soumis àfiucua.tribuiialw à aur' ^ cune peine; ils ne ;ré|K>^daienl; d^ leurs lacik ^ tions, ni au sénat , ni au peuple , et «e {yecou^ plettaient par leur propice choix (i)^ .; :."*.{ Il se pourrait que Denys .d'Haiilp^fnasse , 4?. ^* qui nous empruntons cette ényn^éfatiqn. dç^. privilèges des, pontifes , en eut exagéré quel-^ quesuns. C'était un homme inejigieuxy qv}.

écrivait,. dans un temps où la religion était, déjà-décréditée , et il est naturel à un hfomiede ce* caractère 9 dansxette situation, «d'exa^; gérer le respect qu'on ressentait autrefois, 9. pQU^ i^eproçher. indirectement à ^es contemfî porains le peu de f^espçct qu'ils ressentent. ; ; Jifais ce qu'il dit suffit poujrwdémontrer.la grande autorité des pontifes. Celle des augu* res ne lui était pas inférieure; rien ne se faisait sans leur avis , nous dit Tîte-Live • ni dans la paix, ni d^ns la guerre, ni dans l'assemblé^ du peuple, ni dan^s les ar^iées. Ils aonujl^ien^, * l'élection des magistrats , des dictateurs , de»

(i)DeB. d'Haï. IL 20. V.JI.

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