‹ Du polythéisme romainChapitre 41 sur 134 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Différence de rang occupé par la morale dam le polythéUme des Grecs et dans celui des Romains.

D'après ces détails, que nous pourrions multiplier jusqu'à l'infini , on doit reconnaître , dans le polythéisme romain , l'amalgame complet de la religion , de la politique et de la morale , l'une dans l'autre , et formant un ensemble régulier. En Grèce, c'était l'imagina-

(i)Den. d'Haï., IV. i55.

(a) Cicer. , pro Sext.^^. 6i.

4 2 POLYTHEISME.

lion, à Rome .c'était la politique qui éfevaît des temples. La morale ne fut pas sim{^em(9J]^ comme' en Grèce , une partie de la religion;: elle en fut la partie dominante et le but Àoué. U restait encore en Grèce beaucoup defabl^ sans moralité. Celles de ces fisibles que ftoyue adopta subirept une révolution opposée à c^le qu'avaient subie les fables égyptiennes ^ transplantées dans le polythéisme primitif des Grecs. A la plupart de ces dernières était attaché un sens mystique. Les Grecs rejettèrent ce sens ifiystique et ne conservèrent que les fables. Les Romains, au contraire ^ ajoutèrent un sens moral à plusieurs fables grecques , puis firent de ces fables l'accessoire, et de la morale le principal. La morale ne se compose donc plus dans la religion romaine des conjectures vagues et isolées du désir et de la passion.

Elle n'est plus l'expression hasardée d'une opinion individuelle qui pré e aux Dieux une intervention n\omentanée. C'est un système complet , dont les parties se combinent , et dont les lacunes sont dérobées aux regards avec adresse. Au lieu de dire comme les Grecs , les Dieux nous doivent leur secours , en paiement de nos sacrifices , Posthumius sur . le

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