CHAPITRE r
Objet de ce livre.
Le polythéisme romaiii étant celui dang \t^ quel la morale est le plus intimement unie-ft la religion, nous pensons que c'est à la sirit0 du tableau que nous en avods offert ^ <|ue ée» considérations générales . sur les rapports de la religion , et surtout du polythéisme atec la àiomle, seront le plus convenableitientplaiîéefl^ ^Nous. allons, en conséquence , examina , pt^ mièrenieht , quels sont ces rapports , en géné^ rai, dans le polythéisme, et secondement, comment ils diffèrent dans les deux genres de polythéiiâme que nous avons toujours pris soin de distinguer l'un de l'autre.
tIV. II. CHAP. II. 55^
GHAPITRJE il.
De Cinflûènce morale du polythéisme m gènèr^d, comparée a eeile du théisme.
« La religion payennev riit M. de Montesquieu , ne (}é£eiidait que quelques crimes grossiers ; arrêtait la inain et abandonnait lo cœur. Xa religion chrétienne enveloppe toutes les pas- , Sfonç ; n'est pas plus jalouse dr^s actioas que des désirs et des pensées ; ne nous tient point attachés par quelques chaînes , mais par un nombre innombrable de fils ; laisse derrière elle la justice humaine, et commence une autre justice (i).- »
. Cette assertion n*est pas complètement exacte. Lorsque le polythéisme est parvenu, ^ un certain point de perfection , il embrass)^.)^ mouvemens du cœur aussi bien que le^^igtipiis extérieures. Mous en avons eu la démonslra-
tien dans plusieurs récits d'Hérodote» ojgi,.Jle3 Dieux punissent Tintentioii aussi sévèrement ' qu'ils auraient puni le criii^e , et aous ea Ifou- Terions des preuves non moins évidentes , dans
(I) Esprit des lois , XXIV ,. i3.:
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