‹ Du polythéisme romainChapitre 51 sur 134 · LIY. II» €11 AF. IV · texte numérisé non relu

LIY. II» €11 AF. IV

«entent qu'en faisant une chose qu'ils croyent agréable aux Dieux , ils ne feront point une .aatioti vertueuse y honnête ou légitime. C'est en vain qu'Oreste, après avoir tué Clyteinnèstre^ répond à Ménélas qu'il n'a fait que ll^plir les volontés d'Apollon.: ce Dieu, lui répond le roi de Sparte , no savait-il donc pas oè qui est juste (i) ? Et le fils parricide, bien qntl ne soit que l'exécuteur des arrêts célestes, VLea est pas moins détesté des hommes et poursuivi des furies. '

Il est à remarquer, dans ce dialogue d^reste et de Ménélas , qu'il n y est point dit qi^ Poltlre des Dieux rende légitime l'action qu'ik commandent ; on leur obéit , comme à la fiMfce , non comme à la morale.

Pour que la morale cessât d'être- indépendante dans fe polythéisme qui n'est pas sonvAhÊ à la direction sacerdotale , il faudrait deux choses que cette croyance n'admet pas, des Dienx tout-puissans , et dans ces Dieux , des violonllljl unanimes. Mais dans toutes lés ibmbinaisons de ce polythéi|i|e , la puissance des

(i) Ëuripid. Orest. 4v5*-4i8-

64 iPOLYTHEISME.

Dieul est toujours plus ou moins bornée. Qa ne saurait CQiiceyoir un grand nombre d'êtres , qui tous seraient également revêtus d'un pou-, Yoir sans bornes. Leur pluralité met un obstacle invincible ià leur toute-puissance. Cette, pluralité, d ailleurs, suggère toujours Tid^ d'intérêts divers : et pour décider entre ces intérêts, l'homme ne peut recourir qu'A sa raison. Comment reconnaîtrait-il , pour jugas compétens et sans appel , des Dieux qui ne, sont pas d accord ? Il n'est en conséquence jamais asservi par ces Dieux , entre lesquebil mrpnonce. La protection de l'un «le défendi contre la haine de l'autre ( i ) ; et si tous; les êtres surnaturels le trahissent , il conserve le droit d'en appeler de leurs décisions â sa coq-^ science et à la justice. Quand la morale et la religion s'unissent étroitement dans le poly-tj théisme laissé à lui-même , c'est la religion,qui se soumet à l'autorité de la morale et te déclare dans sa dépendance. S'il y a des Dieux; qui Ik'otègent ce qui est équitable , et O^ s'iiie, téressent aux noblû|uprojets , dit le consul

(l) Scepe premente Deofert Deus aUer opem.

ux. Il cil ^i IV. 65

Hôratiiid , tiOtid fôtmnès srùM * de tdkxi' 'pvtfthc-' tiôn. Si 9 tiu «ontl^aii'ey le» diviBiléâ ennemie fi'ttt^pOâëilt à nioB ftuiâoèë , vïièii fie âek^ câqfiiâbte âé JJMiijri détôth^ ^'toe €titkftttiséf glèrtettde «^téi^abié^i); G'e^ fe VélfâM[iëlèfoi<é de tàtttétifi* dé la \^hè[ii9d1é (â). Mais 6ë8 ]f^aMle^ Mut ptiîê <4hikt^iiàblè!i dftns Hxè MstéHéb religtèiït ; Mmrté I>ëfiys d'Hàrlficâffià^e^ qiiè dan» un I*Vëié Beàtènfietx et il^l^

ifiiÉsî, rori f)éttt dîi* q«è'le^ ÎDîèttx (àririëht iaibèé^^cè'de pabliè, tïon psH i^faitKble, nbri j^ ititfèfnftiptibië , mais pliiâ hTi]f»^ j^Haî et ptU» fëè^fé que te yiAggite âëê ïùdvt^.V6}^ ptéivLtàéë et la forcé reôë^ttAè «fe éé ^iiCaic céleste , nef soùt pais siiatrs âN^aMagès jfidùt là inoraïe. L'hmiitiie soûfIVé en f>réiseneë de dëé tëmoîtifs atigurtes : il lek' désarmé pvtr éi téWtl : îï ïes frappé de respfect par son coti^ rage : jet l'idée d'ofltrîr à des êtres rf'utife liàtiir^ et tfnne nnsonsupérrenres te magniÉkpi^ spectade de Thomme îrréprochabte luttant contre te n^alheur, a quelque chose qui exalte l'imagination et qui élève Tame.

(i) Den. cVHal. X. 6.

(2) P^lcfrix causa Vils , etc.

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