LIT. II. CHAP. VII
Faction du temps et^dela portée du vice, toutes les idées de justice, d'amour, de liberté, de pitié , qui, dans ce monde d'un jour , composent la dignité de l'espèce humaine. Il conserve , dans son essence ineffable , l'impérissable tradition de tout ce qui est beau , grand et bon, à travers l'avilissement et l'iniquité des siècles; et sa voix éternelle , que ne couvre plus la voix des hommes , rq)ond à la vertu dans sa langue , quand la langue de tout ce qui l'entoure est celle de la bassesse et du crime*
Cette idée [îorte dans le stoïcisme la vie et la chaleur qui lui manquent. Elle contente cette portion de notre âme , qui se refuse à l'impossibilité , et que le stoïcisme est forcé d'anéantir , faute de pouvoir la satisfaire. La résignation devient la compagne du courage. L'espoir est à la fois son guide et sa récompense. La résignation en est plus ferme et le courage en est plus doux.