LIV. III. CHAP. I
pour accélérer leur obéissance, et jusques sous le règne de Julien, Maxime et Chrysanthe^ invités par ce prince à se rendre dans 9SL cour V et ne rencontrant que des présages sinistres : obligeons les Dieux, dit Maxime, à vouloir ce que nous voulons, et, en conséquence , ils recommencent les cérémonies théurgiques. Ainsi ce principe avait traversé toute la durée de la religion grecque et romaine.
Une idée analogue se mêlait aux notions des peuples anciens sur les sermons. Ils pensaient que les Dieux ne pouvaient se refuser à sévir, non-seulement contre les parjures mais contre ç^:^ dont on avait attaché le salut au 3erment qu'on avait prêté. Les Scythes, du temps d'Hérodote , attribuaient toutes les maladies de leurs princes à quelque parjure qui avait juré par leur trône (i) ^ et les empereurs Romains défejidirent à leurs sujets de jurer par la^ vie du prince , et déclarèrent ces sermens des crimes de Jèze-maiesté.
(i) Herod. IV. 68.