LIV. IH. CHAI^. II. i(ï
tiotift plus AncieùAes « ce sont de» hoininea ]^e6qiie 4îViiis^ &f(>iis des KnnuHrteb. -Il y a«ati^ <l& Th^lSsaUet de3 Paychagogues , qui , par d^ft luj»tVttions et des diartnef» attiraient oit chassaîeiiri les oiiihrçs (i). Les Lacédémo-' uîens eh firent Tenir, lorsque le spectce dd ' Sausanios effrb^t tous ceux qui s'appro^ ebaient du temple de Minerve (at). Ce fait prouYci qu'à cette époque , Thorreur pour les sorciers n'était pas une opinion générale !t liez les Grecs. S'ils avaient regardé cette classe d'hommes comme réprouvée par les Dieux , les Lacédémoniens , les plus religieux des Grecs , n'auraient pas eu recours à sou minîslèrc. Cependant les sorciers de la ïhessalie devinrent plus tard des objets d'horreur^ et leurs profanation» parurent dignes du dernier supplice.
Démosthène raconté que les Athéniens firent mourir ainsi. Théoride ^ magicienne do Letnnos. Un savant remarque à ce sujet qu'a-
(ij Ëarip. Aie. 128, Schôli Ibîi.
(2) Plutarq^ue raconUit c6 fant , daas ses Exercices syir Homère. Ce livre ne nous est pas parvenu : maïs cetauteur rapporte la même chose dans son traité de Seca JSum, V indicta.
lo4 I>U POLYTHÉISME.
Tant -le temps de Démosthëne tes écrÎTafn»
grecs ne parlent d^âticun châtiment infligé ans magiciens , et il s'en étonne , mais rien n'est phis simple ; l'idée de magie ayant dispam* chez les Grecs par la dispamtion du sacerdoce , il lui £sillat da temps pour reprendre soit empire sur les esprits. Quand le sacerdoce se fut reconstitué graduellement, on repoussa^ les magiciens des temples , on les exclut des mystères , enfin Ton arma contr'eux le glaiVe des lois (i)-