CHAPITRE III
Raison particulière qui ajoute dans les religions^ sacerdotales à l'horreur pour la magie.
Dans les religions sacerdotales, une raison particulière contribue à ce que la magie y soit détestée. Comme les^ Pieux y sont, de deux natures, il résulte du partage qui se fait de leur puissance entre les prêtres et les sorciers^ que les uns s'adressent aux Dieux bienfaisans , tan-
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(i) Ste.-Creîx , des mystères.
LlfMn. CHAP. m. TC6
dis'qikëles aiit^' itavô^uént lés' divinités Mal- Tnlsantes. Ils 9(]^t donc odieux à un double titre : ils contraignent , par des naecens impies , des êtreB que Ton ne doit qu ancrer, et ils prodiguent des adorations sacrilèges à des être? t{|le Ton ne doit que haïr. La magie, suivant tes Indiens, est là science des ange» tombés ( ! }. Zoroastre dénoncé tous les ennemis de sa doctrine comme des magiciens , en commerce avec les Dows, ou esprits inferaaux (2). Et la préférence que les Perses accordent au chien et au coq , vient de ce qu'ils voyent en eux les vigilans adversaires des sorciers et des mauvais génies (2). Ainsi, tandis qu'a une autre époque , dans un autre genre de polythéisme , les communications directes entre les Dieux et les hommes sont des faveurs du ciel, elles se transforment maintenant en un pacte coupole avec des forces également ennemies du ciel et de la terre.
De la , chez tous les peuples soumis aux
(i) Myth. des Indous. II , cap. 12.
(a) Heereo Pers. p. 5 16.
(2) Bourdelesch. Cap. 19.
lo6 DU POtYTHÉI91l]$«
prétre«( , Textrénie sévérité déployée contre là magie. Des imprécations étaient prononcées contre les sorciers , dans les cérémonies les. plus solennelles qÎè Scandinaves (i). Les ifnh des douze tables , empreintes de Tesprit étrusque, les poursuivaient à Rome . avec une rigueiir excessive (â). Le sacerdoce racontait, noosaps un secret triomphe , la mort de TuUiis Hos-.
tilius , monarque belliqueux , mais magicien maladroit, que la foudre qu'il avait voulu di-* riger avait frappé (3). Aux Indes , Von soumi^t ces malheureux aux épreuves les plus cruelles , et aujourd'hui encore , dans ces climats , dont la douceur inspire à Thomme de la sympathie pour les animaux mêmes, les sorciers spnt punis de mort (4).
(i) Mallet , hîst. du Dan.
(a) Pline , XXVlII. 2 , XXXI , Senec.^ nat. QuœsL IV. 6. Serç. ad Virg. ecL VIII , 98. Aug, C. D, Tlll , 19.
(3) Tît.-Lîv. I. 3i. ,
(4) En 1752, cinq femmes, dans un seule tribuibilîenne , furent punies de mort pour sorcellerie. Sianit^ Rel mag. I. 47^*