‹ Du polythéisme romainChapitre 7 sur 134 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

qui: a successivengent passé en revue toutes les opinions de l'intelligence huaiaine , par une de ces transitions qui se sont vues , avait changé de système une fois , deux fois dans sa vie, tout serait expliqué dans un autre sens. Mais ces changemens ne se sont pas faits. A

Texamen, jamais il n'a substitué la foi ; au ratio-

nalisme, le mysticisme. Que nous montrent la plupart des conversions célèbres dans l'histoire? une intelligence affaiblie par l'âge , accablée par le doute , flétrie par la négation, avide de recevoir la doctrine qui affirmeléplus Jiaut. Ici, il n'y a rien de tout cela. Benjamin Constant,

♦dominé par un sentiment religieux qu'il c.onstate comme historien, qu'il proclamé comme philosophe , ne fait rien de plus que sa raison

Ttie leiiorce de faire ; il est religieux , m^is sa jréKgion'est tout entière dan« lui-même. Elle

j-nejre.vjêtiii forme ni. symbole en dehors de son for intérieur ; elle est sans dogme. A la

.vérité, il reconnaît cet élem-éiit sops toutes

lès. formes que : d'autces lui: ont . donnçes ;

INTBODUCTtOK. XV

mais c'est pour cela qu'entre toutes les formes,

il n'y a pour lui qu'une supériorité relative.

Cette supériorité , il la proclame où il la ren-

• contre , et le théisme reçoit de sa part les plus

' purs hommages; mais que ce théisme SQit la forme absolue , lefeymbole parfait, le dernier mot de la raison divine ou humaine, Benjamin Constant ne le dit nulle part, parce qu'il né l'a jamais pensé.

Venir affirmer le contraire où le laisser croire , serait abaisser Técrivain ; ce serait affaiblir son autorité, car ce serait mettre sa

' raison aux prises avec elle-même. «La révélatîon peiit très bien se concilier avec notre système, dit-ïl;^ la succession dés formes religieuses ne conduit pas à la nier. Dieu peut présenter à l'homme la révélation d'iine ma-

• nière surnaturelle et l'en affranchir d^une manière surnaturelle. »

«Oui, sans doute, il y a une révélation, ajoute-t-il, mais cette révéJjMÎon. est uni-

r^rselle, elle est peioianeate, elle a aa. source dans le cœur humain (i)« »

Si une prolefision de foi aussi nette pouvait laisser encore quelque doute et provoquer une question de plus^ la fin du, livre y répondrait de .la façon la .plus catégorique* « Que «ont Iqs dogmqs? » se demande Tau- 'leur, laprès avoir parcouru tous ceux que fournit l'histoire. « .La rédaction des notions conçues par Tiiomme sur la divinité. Quand •ces notions s'épurent., les dogmes doivent ^chang^r. Que sont Us rites et les pratiques? Des conventions supposées nécessaires au reommerce des êtres mortels avec les dieux qu'ils adorent. L'anthropomorphisme sert de J^asctàeette idée^(a). »

Qn.le voit, cette profession de foi est une d^laration pour et contre toute foi donnée ,

iW«wi«M>M««Mwa«w«a9««i«iHfevWMt«*

(1) DehRêliji&n, I. ta.

(2) BelaRêltj^, Y^ mo.

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