CHAPITRE L
Récapitulai ton des modificationê successiveiL du
Polythéisme.
Nous avons conduit le Polythéisme jusqu'au plus haut point de perfection dont it soit susceptible. Nous àllotis traiter maintenant de sa décadence et de sa chute. Mais il n est pèUtêtre pas inutile de récapituler en peu de mots *lës modification^ (}ué subit cette croyance, depuis son origine , jusqu'à Tëpôque dé soù entier développement.
A dater de la naissance des idées religieuses , lé pqlythéismjQ ^liblt si^ccessivement quatre
modifications bien distinctes.
, Les Dieux sont d'abord des éti^es'saùvages , isolés, sans communications entr'eux, sans dénominations spéciales , sans formes regù- Itères.
Ils deviennent ensuite semblables aux hommes; ils ont à un degré plus haut toutes leurs qualités , tant bonnes que mauvaises , tant morales que physiques. Ils sont réunis comme eux en société , dirigés par des intérêts et des passions du même genre , et désignés par des appellations particulières.
Plus tard , voués spécialement au maintien de la justice , et chargés du gouvernement moraWe cet univers , ils se consacrent à ce grand but , et repoussent loin d'eux les faiblesses qui les troubleraient dans lexerçice de ces augustes fonctions.
Enfin , parvenus au dernier terme où lepp-^ lythéisme puisse les porter, ils abjurent l/es attributs physiques deThomnie^ et s'élèvent au rang d'é^pjrits purs , différens en tout point
du reste de la nature , infinis dans leurs qua-
lités , inconcevables dans leur essence.
Chacune de ces modifications pourrait ençore être subdivisée en plusieurs Coques :
mais rénumération de ces subdivisions detien-
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lirait infinie;. le lecteur doit y suppléer.
Ces diverses modifications se ressentent des autres circonstances dans lesquelles se trouvent les peuples , du gouvernement qui les régît ^ de