‹ Du polythéisme romainChapitre 80 sur 134 · CHAPITRE Vr · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vr

De la tendance de l'Allégorie à détruire laReïi^

gion. W

Nous avons dit ailleurs que Tallégorie , qiii résulte de TintroductioD de la morale dans fe polythéisme, augmentait le nombre des fables^ mais affaiblissait la croyance. C'est néanmoiiijj^ Tallégorie que tous les esprits encore religieux invoquent, comme une ressource contre la disproportion trop manifeste entré les dogmes et les lumières. On assigne un sens allégorique à toutes les traditions qui semblent puériles ou scandaleuses. L'on parvient de h sorte , en effet , à justifier les dieux du reproche d'im* moralité ; mais c'est atix dépens de leur individualité qu'on les justifie. L'aUégorie , qui nié fait d'abord qu'expliquer leurs actions ,*^s'étend bientôt B leurs qualités , et finit|]par attaquer leur nafture. Minerve devient la sageâse]^ Vénus la 'beauté, 'Mercure la ruse ou Téloquehce. Il en est de même des attributs physiques d^ chaque divinité. Testa n'est que le feu , Cérès que le blé , Bacchus que le vin.

Le polythéisme^acerdotal , qui , dès^l'origine^

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