XVIII INTRODUCTION
la source de toute religion , et par conséquent une base inébranlable pour la sienne, dans ce sentiment que l'auteur nous montre si indestructible à travers toutes les vicissitudes de
dogme et de forme. Ce iientiment , il le proclame si vrai, il le reconnaît si grand, qu'il peut se dispenser d'en déduire la nature et l'origine ; tant cette origine est supérieure à l'homme, que cette nature est divine. Dieu seul a pu donner à rhumanité ce céleste^ élément que l'humanité, dans ses aberrations les plus graves , dans la plus profonde altération de son caractère moral , n'a jamais pu anéantir et à peine contester quelquefois.
Ces principes, dans la bouche qui les énonce , ont un singulier air de nouveauté :
c'est le plus pieux acte de foi qu'ait jamais fait un homme de cette opinion. L'écrivain qui, tour à tour, passe du scepticisme au dogmatisme et du dogmatisme au mysticisme, peut avoir devant sa conscience des motifs qui le justifient, mais il est sans autorité pour les