‹ Du polythéisme romainChapitre 91 sur 134 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

De ce que les Philosophes grecs ont emprunté

aux Barbares.

En disant que la philosophie grecque avait été indépendante de la direction sacerdotale , nous n'avons point prétendu la représenter comme n'ayant rien emprunté des iiations que le sacerdoce dominait. Au contraire, nous

(i) De imimd' h

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reconnaissons qu'il y aurait à entreprendre , pour distinguer les élémens constitutifs de cette philosophie , un travail analogue à celui par lequel nous nous sommes efforcés de démêler ceux du polythéisme populaire, mais ce travail nous entraînerait à des rechercTîes qui n'auraient qu'un rapport très-indirect avec le sujet de notre ouvrage ; nous nous bornerons donc à un petit nombre d'idées générales , nous réservant d'indiquer , cri tiraîlant de chaque philosophe en particuliier , quelles doctrines étrangères semblent avoir pénétré dans son système ; car, dans pt^sque toutes les écoles philosophiques , on rencontre des fragmens non méconnaissables de dogmes qui ne sont point d'origiae grecque. Celle vérilé n'a pas échappé à ceux des écrivains de l'antiquité qui , n'étant plus de l'époque où l'esprit humain pense par lui-même , mais arrivés à celle de la critique , cherchaient plutôt à èonnattre et à classer les opinions antérieures , qu'à tirer dé leur propre fonds deis opinions qui leur appartinssent. Mégàsthéne, contemporain de SéleucustNicanor,fi)

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(i) Ap. ('yrlll. contra Jtilîan. IV. Et Eqseb. prœp. Evaiïg. IX.

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et le péâpatéticien Aristobule (i) font remonter presqu'aux Indes les hypothèses hasarjdées en Grèce sur les principes et la nature des choses.

Ces doctrines étrangères pouvaient sîintroduire de deux manières dans la philosophie grecque.

Premièrement, les philosophes de la Grèce avai^t des communications fréquentes avec les barbares. Us parcouraient eux mêmes volontiers les pays lointains , pour y recueillir des connaissances qu'ils rapportsdent dans levf: patrie ; leur disposition était > en général , favorable aux institutions des peuples étrangers. Elles leur semblaient avoir des avantages qu'ils ne trouvaient point dans les institutions grecques. Voyageurs bien accueillis , d ordinaire ^ par les monarques , et par les corporations privilégiées , rien ne les avertissait des vices inhérens à Torganisation sociale , religieuse et politique de ces vastes empires , dont les dehors étaicAt imposans et lapparence majestueuse. Un despotisme ^ qui ne pesait point

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(i) Ap* Chm. Alex, Sirom,

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