‹ Du polythéisme romainChapitre 96 sur 134 · CHAPITRE K · texte numérisé non relu

CHAPITRE K

Z)^ ta première question dont Us philosophes grecs

s'occupèrent.

La religion populaire de la Grèce laissait , eotome toutes les religions, de certaines questions libres , c'est-à-dire, elle ne s'en occiji|)ait paa^ Mais elle en interdisait d'autres. Nous entendons par là qu'elle prononçait dogmatiquelaent sur ces questions. Elle attribuait auk Dieux l'origine ou plutôt l'arrangement du limnde, et le gouvernement de cet univers; mais elle, abandonnait aux conjectëôres philosophiques un problême d'une importance bien mojlns immédiate, celui de savoir de quelle lùatière cet univers était comj^odé. Tel fut donc le point de départ de la philosophie. Et l'on n'aurait pas deviné alors , en la voyant focèu-

pcr de recherches si abstraites ^ si étrangères en apparence À tous les intérêts actifs , à toutes les opinions passionnées de resafece humaine , que par Tenchaînement nécesMfre des idées, il n'y aurait un jour pas ua seul de ces intérôti, pas une seule de ces opinions quji ne compa^ rùt devant cette même philosophie , pour se soumettre à son examen.

Ce que nous appietHiOnis eqçosre aujourd'hui les éiémens , bien que la science nous ait ap^ pris qu'aucune dei^ substances qui frappent nos sens ne soit véritablement élémentaire , je vei» [dire la tisrre, Tair, Teau et le feu , parurent d'abord aux philosophes de la Grèce ks gi^nçjpes constitutife de cet univers. % se cK* lûnim^llt aujr la prâTérence qu'ils accoiâaiient: i L'ufiL 4^ ces éléaiensi;@ur tousiles autres^: mais iU convenaient tous que leur réunion , h^w i^langQ , leuc combinaison., qui avait eu poiir résul^ npFdonnance de toutes choses ^ était UA Qffet de. la puissance des Dieux ydonf ^ ^tai^qit encore si loin de contester l'existeace, ou de scruter la nature , qu'im^tiens de se débarrasser de toute difficulté à cet égards ib les déclaraient éternels Ci). Telle était mâni#

(i)*P|erec^. , apuiViog' Làërt. I.

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