‹ Du Pouls Lent PermanentChapitre 11 sur 16 · RES · texte numérisé non relu

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On ne relève dans son histoire que de lite PRET te Fe es malaria et un lumbago. Il nie toute affection vénérienne et ne présente | actuellement aucune trace d'affection de ce genre. Il n’a jamais présenté F ° d'affection sérieuse de la tête ou d'autre partie du corps. Il fume avec FE modération ; il buvait de la bière avec excès jusqu'à il y a 2 ans, mais depuis cette époque, il en prend avec modération. “CS L'affection qui devait l'emporter a débuté il y a environ 2 ans 1/2. 1 l tomba soudain à la renverse et perdit connaissance pendant quelques instants: Il ne présente pas de mouvements convulsifs et ne se mord pas la langue, pas de perte d'urine. Il se remet rapidement de cette attaque et retourne à son travail. Pendant trois mois il eut des attaques semblables, de plus en plus fréquentes. Sauf dans la première attaque, iltombe toujours en avant Pendant deux ans il a eu quelquefois des attaques avec mouvements spasmodiques, et dont le début était brusque. D’autres fois il eut des crises moins fortes pendant lesquelles il dit ne pas tomber, ni perdre connaissance et il était pris de vertiges pendant un certain temps. Dans ces petites attaques, il peut se retenir aux objets qui l'entourent et ne pas tomber. Même au repos, les attaques se produisent absolument comme pendant n'importe quel exercice. Il a quelques flatulences etune constipation opiniâtre. Quelquefois les crisessont annoncées par une sensation de brèlure prolongée et débutent par un vomissement. On note que le malade devient cyanosé avant la crise et que la cyanose reste intense pendant toute la durée de l'attaque. Ensuite les crisess'accompagnent de violentes palpitations. -

Le malade s'arrête de travailler en mai 1905, et se met au lit, Pendant le mois de juin ila une série d'attaques qu'on a noté durer quelques minutes. Puiselles sont moins fréquentes. Mais leur persistance nécessite 2 son admission à | hôpital. Il a perdu 60 livres en poids et s’est beaucoup affaibli. Jamais il n’a eu d'œdèmes ni de dyspnée.

Etat à l'admission. — Le malade est admis à l'University Hospital le à. 19 septembre 1905. ss

Le malade est bien développé; ne présente ni eyanose ni ictère. On | note une pulsalion marquée au creux épigastrique et au niveau des : veines du cou, La pulsation de l'artère brachiale est visible aussi. Le pouls radial bat à 36 et a les caractères du pouls lent (pulsus tardus). Les arteres radiale et humérale sont un peu dures. La tension est modérée.

Les dt ras lyÿmphatiques ne sont pas augmentés de volume. Les 4 yeux, le nez, la bouche et les oreilles sont normaux, la lan pts est. bonne. Tout est en bonne condition . © À

La poitrine est bien développée dans le sens antéro postérieur. On note une dépression modérée au-dessus et au-dessous des clavicules. Le à développement de la poitrine est égal des deux côtés. | LEE

mn a battre la pointe du cœur Kane le 5° a, juste DER | du milieu de la clavicule. L'impulsion est AE et s’ HR ce. niveau d’un thrill systolique. ELLE

Les vibrations vocales sont diminuées sensiblement dans toute l' étenst à Le de la poitrine. cd

A l'auscultation, les bruits respiratoires sont un peu assourdis, l'expi- #3 ration sensiblement prolongée. Pas de râles. On entend un soute. : systolique, se propageant de la pointe du cœur vers l’aisselle. Il se pro- È page aussi vers la base du cœur. Le second bruit pulmonaire n’est pas = accentué, mais sourd et lointain. Lors A l'examen de l'abdomen, on voit que la pulsation est très marquée au creux épigastrique. Le foie remonte au 6° espace et s’étend le long de la limite costale. La rate est normale comme dimensions. Urines : Densité 1018, claires, acides, pas de sucre ni d'albumine. | 22 septembre 1905. — Malade dans le même état qu’à son entrée ; n° a ES pas eu de nouvelle attaque et sort en bon état. |

23 décembre. — Le malade revient parce qu’il a eu une nouvelle erise cu

le soir et est resté engourdi tout le jour. Ces crises sont peu violentes : il y a de la pâleur momentanée, puis de la rougeur et de la cyanose, etun léger tremblement dans les bras. Après l’attaque la face est pâle. puisla couleur revient graduellement. Pendant les attaques on note l'arrêt de là pulsation pendant quelques secondes, et pendant l’une d'elles l'arrêt du pouls fut de 5 secondes. Après la crise le pouls bat de 16 à 18 fois” par minute. La pulsation des veines du cou continue pendant ce temps à 80 à 100.

Pas de changement dans les signes physiques.

… 24 décembre. — Lesaltaques sesont succédées à environ 1/2 heure d’in- tervalle. Le poulsbatde 18 à 26. Lescaractères des crises n’ontpaschangé.. = Légère perte de connaissance pendant quelques secondes. Le tremblement qui les accompagne est modéré. Les yeux roulent dans l'orbite, et = finissent par être fixes si l’attaque se prolonge. Le malade est faible et __ nerveux "TT 26 décembre. — Les crises sont fréquentes. La face devient pâle et les

= lèvres cyanosées. Les yeux sont fixes. Les pupiiles se dilatent. Les bras deviennent rigides et tremblants, les jambes de même. 5%

La pulsation au poignet s'arrête quelques instants avant et pendant Ja crise, et les crises se succèdent à intervalle de trente secondes. La pu | sation vemneuse persiste pendant l'attaque. La respiration devient plus profonde et moins rapid: La subconscience est marquée et dure long-. Ut temps.

Le malade vomit; le premier vomissement arrive juste avant une

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