‹ Du Pouls Lent PermanentChapitre 14 sur 16 · LE PR 1 PO · texte numérisé non relu

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vit le pouls auriculaire monter rapidement à 275, tandis que le ventricule continuait à battre régulièrement à 36.

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Jugeler

Brachial

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(Gites)

Fig. 5. — Après l'administration de l’atropine, on voit le pouls jugulaire s’accélérer considérablement : il bat à 275, tandis que le pouls artériel continue à battre à 36.

Ce fait est tout à fait démonstratif et nous en rapportons ici les deux tracés, avant et après l'épreuve de l’atropine.

B. — Pathogénie des extra-systoles.

Cette étude pathogénique du ralentissement du pouls, dans la maladie de Stokes-Adams, serait incomplète, si nous ne cherchions pas quelle peut être la cause des systoles en écho, des extra-systoles.

Différentes explications en ont été données.

Il s'agirait pour les uns d’une pulsation ventriculaire avortée : à la suite d’appels réitérés de l'oreillette, le ventricule entrerait en contraction et il se produirait une systole au moment où le ventricule n’est pas encore comblé par le sang venu de l’oreil-

lette.

La contraction serait insuffisante pour soulever les valvules et

DU. pouts LE cs Ei =: "produire une pulsation, d'où d'a bsence de pulsation arté De Le ; constatée à la main et au sphygmographe, correspondant ä la ss ; Pyee systole en écho. 9% * Pour Stokes, Chauveau, Vaquez, ils'agit de contractions iso lées de l'oreillette ; bien que certains auteurs aient soutenu que la contraction de l’oreillette est toujours silencieuse. »: Ce qui plaide fortement en faveur de cette théorie, c’est la coïncidence du battement des jugulaires avec l’extra-systole. F3 Cette coïncidence a été signalée par de nombreux auteurs, et 4 dans notre observation nous l'avons constatée très nettement.

D'ailleurs, on peut constater comme nous l'avons fait, l'existence

Ds Se à

se ù D: ,

% « 3; É A de 2 ou même 3 extra-systoles, correspondant avec le pouls juguaire, pour une seule systole ventriculaire.

VS Dans les observations que nous avons rapportées plus haut, ‘20

les auteurs sont même très catégoriques sur ce point, et affir- QE. ; ee . . ;

ment l'origine auriculaire des systoles en écho.

er . te . . ,

. On ne voit d’ailleurs pas bien pourquoi la contraction de

l'oreillette ne pourrait pas, dans certaines conditions, être per- çue par l'oreille, comme celle du ventricule.

cp C. — Pathogénie des crises nerveuses.

Si la cause du ralentissement du pouls semble bien démontrée, il n’en est pas absolument de même de celle des crises ner- “4 | veuses. | Nous avons vu que celles-ci sont de deux sortes : crises synco- * pales ou simplement défaillances, sensation de voile devantles yeux avec diminution de la conscience, très passagère; ceri- Fe ses épileptiformes avec convulsions toniques et cloniques de la % = face etdes membres.

5 Quelles qu'elles soient, elles coïncident toujours avee 1 Re ralentissement du pouls. Ceci est surtout facile à constater pour 4 les grandes crises épileptiformes. Souvent, elles sont précédées L par un long espace de temps où il n'y a pas de systole. æ Es Ê Chez notre malade qui, à certaines périodes présentait 1e ;

crises subsyncopales, avec sensation de brouillard devant les "

ae n pouvait, sans qu il présente de signes ete de cette un par le simple examen TS pouls, lui dire, qu'il venait d’avoir une crise. On constate à ce moment qu'il manque une pulsation, et quand on dinter 2 aussitôt après, il répond affirmativement : « Oui, il vient de = as en passer une ! »

Ces crises syncopales paraissent done pouvoir être rappor- tées à l’anémie des centres nerveux. À

Quant aux crises épileptiformes, il semble qu'on doive des 2

rapporter à l’anémie bulbaire À L'observation plaide en faveur de cette explication a - È __ malade de Stokes réussissait à faire avorter ses crises en « pen= chant la tête en bas jusqu'à ce qu'elle touchât le sol ». r Expérimentalement, Duret et Conty provoquèrent le ralentissement du pouls et des crises épileptiformes en déterminant l'ischémie totale du cerveau. :

Hamma, comprimant les carotides d’un épileptique de 70 ans, À artérioscléreux et cardiaque, provoquait de la perte de con- Le naissance, de la pâleur de la face, du tremblement des membres LE etdu ralentissement du pouls. ne:

Naunyn publia en 1892 trois observations d’épileptiques, ‘artérioscléreux, chez lesquels la compression des carotides ‘amenait l’apparition de la crise épileptique et d’un ralentissement considérable du pouls.

Ces quelques faits semblent démontrer que l’ischémie des centres nerveux, bulbe et cerveau, est capable de provoquer, = non seulement des crises de défaillance, des crises syncopales, mais encore des crises épileptiformes.

Les crises nerveuses et le ralentissement du pouls seraient donc deux phénomènes connexes, les premières provoquées par le second, et leur intensité serait probablement en rapport avec la durée du ralentissement du cœur, et par conséquent de

__ l’anémie des centres nerveux.

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