‹ Du Poumon Chez Les BrigthitiquesChapitre 10 sur 23 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

… Il s’agit d’une femme âgée de 39 ans. Son observation semble calquée sur la précédente.

Nous ne la reproduirons pas. Mais elle présente une particularité que nous tenons à relater. Soignée deux mois auparavant, alors que les mêmes symptômes du côté de l’appareil pulmonaire existaient Géjà, pour une bronchite simple, son état n’a pas été amélioré. Tandis que, mise au régime lacté, elle revient à la consultation complètement guérie trois semaines plus tard.

En résumé, les malades qui entrent dans notre pre-

rer

mière catégorie se présentent, en général, sous des apparences satisfaisantes.

Ils se plaignent parfois, mais non toujours de douleurs dans le côté gauche, d’oppression. L’auscultation du poumon fait entendre des râles .sous-crépitants localisés à la base gauche. On trouve de l’albumine dans Purine, et le plus souvent l’interrogatoire révèle l’existence des petits signes du brightisme. La plupart de ces malades ont dépassé quarante ans ; ce sont des malades qui ont eu Jeunes, des saignements de nez, des migraines, des hémorroïdes, des varices, de la calvitie précoce, etc. Leurs artères sont dures et flexueuses, l'augmentation de la tension artérielle est appréciable au pouls et au sphygmomanomètre. |

Ce sont, en un mot, des angio-scléreux, suivant l’ex-

pression de M, le professeur Landouzÿ.

Cette catégorie ne diffère pas sensiblement de la précédente ; aussi nous sera-t-il permis de ne pas nous y attarder trop longtemps. Elle constitue un degré plus avancé de la lésion, plutôt qu'un genre nouveau de malades, plutôt qu'une forme à proprement parler. Cliniquement c’est à peu près le même type de malade. C’est toujours le. même consultant qui se plaint de mêmes maux : essoufflement, oppression, accès nocturnes de dyspnée, etc. Peut-être ces signes sont-ils plus nets, plus accentués, peut-être l’oppression est-elle plus considérable, la dyspnée plus intense, mais, comme il y a lieu de tenir compte de la susceptibilité individuelle, linterrogatoire ne nous fournit, en somme, aucun renseignement nouveau.

L'aspect du thorax ne révèle rien d’anormal, Ea percussion ne donne non plus aucune indication, si ce n’est un peu de matité, ou mieux un peu de submatité, localisée indifféremment à l’une des deux bases, parfois aux

deux. - "a

Les résultats fournis par l'auscultation diffèrent nota-

MD

blement de ceux que nous donnait l’auscultation des ma lades précédents. Les râles sous-crépitants, en effet, au lieu d’être localisés ou prédominants à la base du poumon gauche s’entendent, au contraire, aux deux bases et ne semblent pas avoir d’élection spéciale, comme dans le cas précédent, pour le poumon gauche plutôt que pour lepoumon droit. Les râles occupent plus d’étendue, ils sont plus bruyants, mieux marqués ; l’oreille les perçoit plus aisément, et ainsi s'explique l’accentuation des maux dont se plaignent les malades, mais là encore l’état local du poumon ne répond pas à la mauvaise situation générale.

Il nous a été donné également de réunir un grand nombre d'observations concernant les malades appartenant à cette seconde catégorie. Mais comme précédemment, nous nous contentons de rapporter celles qui semblent le mieux synthétiser les formes différentes que peu-

vent prendre les malades de ce second groupe.

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