OBSERVATION II
Femme àgée de 48 ans. Elle n’a pas d’antécédents hérédi- -taires ni personnels saillants. Comme dans les observations précédentes, elle se plaint d’une oppression qui augmente au
moindre effort et qui la met dans l’impossibilité de se livrer à
A tps
aucun traVail pénible. Cette oppression est particulièrement intense la nuit en particulier pendant le premier sommeil. La malade est obligée de se relever et constamment elle éprouve la crainte d’étouffer. Cet état a commencé, il ya un an environ, mais depuis dix mois il s’est particulièrement aggravé. La sonorité est normale dans toute la poitrine. A l’auscultation, on y entend quelques räles sous-crépitants
très fins et très peu nombreux localisés exclusivement à la
base du poumon gauche. Il n’y a aucune proportion entre ses
signes et la dyspnée vraiment intense dont elle se plaint. L'examen du cœur et de l’appareil circulatoire n’apprend rien de particulier.
L'examen des urines fait découvrir de l’albumine, et l’interrogatoire nous enseigne que la malade à de la polyurie, de la pollakiurie, des crampes dans les mollets, de la eriesthésie,
etc.