‹ Du Poumon Chez Les BrigthitiquesChapitre 15 sur 23 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Homme, àgé de 54 ans. — Son père était rhumatisant et sa mère est morte albuminurique. Quant à lui, il n’a aucun antécédent pathologique intéressant:

Depuis longtemps il tousse et, il y a deux mois, il a consulté un médecin qui l’a traité, sans aucun résultat, pour une bronchite simple. Il se plaint, en outre, d'accès survenant la nuit, qu’il appelle des accès d'asthme. Ils surviennent de préférence dans les premières heures de la nuit, mais, à parler

frarc, il n’y a pas une grande régularité dans le moment de

leur apparition. La : journée est assez calme, mais ü éprouve es

une grande lassitude ; il est sans forces et sans énergie. Il se plaint aussi du mauvais fonctionnement de l'estomac, mais il

semble quelque peu enclin à l’exagération.

Nous lauscultons et nous trouvons quelques râles ronflants et sibilants disséminés dans les deux poumons et de nombreux rales sous-crépitants localisés aux deux bases. La percussion ne dénote rien d’anormal. Les bruits du cœur, ausculté à la pointe et à la base, sont réguliers et bien frappés. Il n'est porteur d'aucune lésion cardiaque appréciable cliniquement. Le pouls r’a rien de particulier.

L'analyse des urines montre qu’elles contiennent de l’albumine en abondance.

Nous interrogeons le malade et nous apprenons qu’il est obligé de se lever plusieurs fois la nuit (deux ou trois fois); ‘pour uriner, et que depuis un certain temps, qu'il ne peut préciser, il a des bourdonnements d'oreille et un léger affai-

blissement de l’ouie.

… Mis au régime lacté, il vient nous trouver tous les lundis, pendant trois semaines et, au bout de ce temps, il cesse de venir

son état étant sensiblement amélioré.

Cette deuxième forme diffère donc nettement de la prédoi: Si cliniquement cette différence ne consiste guère qu’en nuances, il n’en est pas de même quand on passe à l'examen de l’appareil respiratoire.

“Ici, en effet, La congestion des bases n’est pas constante, elle est reléguée au second plan. Ce sont les lésions des bronches, se traduisant par des gros râles ronflants et sibilants perçus à Vauscultation qui en constituent le

aux états broncho-pulmonaires dans l'albuminurie. En

— 82 — purs : Re

bee que, à elle seule doit s'appliquer Ja dénomination de.

symptôme principal. His vue et bien étudiée par La

bronchite albuminurique qu dé a donnée indistinctement | EE

ne : : :

La troisième forme que nous avons à envisager dépasse un peu les limites de ce qu'il est possible de voir dans une consultation d'hôpital. Nous voulons parler de læœ-

” dème aigu et suraigu du poumon chez les brightiques.

Le seul cas que nous ayons eu personnellement est celui qui fait l’objet de la première leçon clinique de M: le professeur Dieulafoy. Il n’a fait que traverser la Consultation, et vu Pimminence du péril, il a été envoyé aussitôt dans le service de M. Dieulafoy. Aussi nous sommes-nous permis de résumer à grand traits cette première leçon. |

Ce malade donnait à première vue, l’impression d’une asphyxie imminente, (

L’ausculation de la poitrine faisait percevoir dans toute l’étendue des deux poumons quelques râles sibilants et une véritable pluie de râles sous-crépitants. Il toussait et crachait, et son expectoralion abondante prenait dans le crachoir une apparence mousseuse, strumeuse, rosée. Les paupières étaient bouffies, les jambes œdématiées,

E les urines abondantes et fortement albumineuses. Cet en-

-” semble de signes, permit au chef de clinique, M. Charrier

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