‹ Du Poumon Chez Les BrigthitiquesChapitre 16 sur 23 · A ARS | LL · texte numérisé non relu

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Te 1 de porter le diagnostic d’œdème brightique suraigu du poumon. Ce diagnostic était confirmé et par le (traitement suivi de quérison, et par l’interrogatoire du malade qui permit de retrouver tous les signes du brightisme. .

Cet œdème suraigqu du poumon n’est qu’un degré, plus avancé dés formes congestives que nous venons d'étudier. Deux éléments composent cet œdème « lhyperhémie, et l'exsudation. Or dans les formes précédentes, nous retrouvons ces deux éléments à un dégré moindre, il est vrai. La dyspnée ne pourrait-elle pas s'expliquer par cet œdème beaucoup moins intense que celui que nous étudions maintenant. Tandis que les signes que nous distinquons à l’auscultation du poumon sont loin d’être en rapport avec l'oppression véritablement intense qui accable ie certains de ces malades. ee

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Il serait peut-être permis de considérer cette œdème 0

suraiqu, accident traître et-brutal, frappant les malades SS

sans prévenir, comme un épisode survenant à l’improviste

chez des brightiques dont les poumons sont déjà malades. Et si les observations n’en avaient été aussi rares, peut-être en interrogeant les malades, aurait-on appris qu'ils étaient atteints de troubles que l’on attribuait à

toute autre cause.

Les malades de notre quatrième et dernière catégorie appartiennent à ces congestifs signalés pour la première fois par Rayer dans son Traité des maladies des reins, publié en 1839. Lasèque, en 1879, a repris la question et décrit la forme hémoptysique, « caractérisée par l’expulsion de crachats, tantôt muqueux, tantôt muco-purulents aérés, de médiocre abondance, Ces crachats, et c’est là leur signe distinctif, sont mélangés de sang diffus et les colorant en masse, déposé sous la forme de filaments et de grumeaux noirâtres. » (Lasèque. Archiv. générales de médecine).

Cette forme présente un intérêt spécial, sur lequel nous attirons particulièrement l'attention. Ces hémoptysies, parfois secondaires, survenant dans le cours d’une santé bonne, en apparence, montrent une fois de plus

l'importance capitale de lPexamen des urines qui nous a

permis de déclarer albuminurique le malade dont nous rapportons l’observation, ‘ au lieu d’en faire un tuberculeux, comme l'avait fait le médecin qui nous l’adressait.

Nous n'avons vu qu'une seule observation se rappor-

Le of eue tant à cette quatrième forme. Mais elle est intéressante, car elle saisit sur le fait une erreur de diagnostic due

précisément à une négligence dans l’examen des urimes.

CBSERVATION XI

X.., àgé de 41 ans est un homme fort et bien constitué qui se présente à la consultation de lHôtel-Dieu alteint, d’après un médecin, Ge tuberculose pulmonaire au dibut.

Le malade raconte qu’il à été pris l’avant-veille dune hémoptysie et que alors; très effrayé, il est allé consulter un médecin.

C’est sur son avis qu’il nous demande son admission à lPhOpitat. Cet homme n’a fait jusqu’à présent aucune maladie. Il presente différents signes d’arthritisme ; nodosités rhumatismales, calvitie d'abord de la jeunesse, angio-sclérose, etc.

Nous auscultons et sommes frappés de trouver, non pas au sommet des poumons, mais à la partie moyenne du poumon

. droit un foycr de ràles sous-crépitants à bulles moyennes.

Cette localisation jointe à l'intégrité absolue des sommets, à un état général satisfaisant, n’est guère en faveur d’une lésion tuberculeuse au début.

Les ràles sont bien gros et témoigneraient d’une lésion bien avancée qui n'aurait pas “évolué sans retentir sur l'état général. Nous.-cherchons aïtleurs les çauses de cette hémoptysie. |

Nous ne trouvons aucune lésion du cœur, mais l'examen

de l’urine nous révèle la présence de l’albumine et l’interro-

ALT gatoire dirigé du côté d’une néphrite artérielle nous apprend que cet homme présente de la polyurie surtout nocturne.

Son urine est claire : la densité a baissé. La vue baisse depuis longtemps.

Rapprochant cette hémoptysie des épistaxis si fréquentes chez les brightiques aux débuts et aux environs de la cinquantaine, nous n’hésitons pas à considérer notre malade comme un brightique atteint d’une forme hémoptysique de la bron-

.chite albuminurique de Lasèvue.

Nous ne jugeons pas nécessaire d’hospitaliser ce malade et nous fe mettons au régime lacté absolu en lui recommandant de venir nous trouver de temps en temps.

Peu de jours après les signes pulmonaires avaient com : plètement disparu.

(Cette observation est due à l’extrême obligeance de M. le docteur Raymond, professeur agrégé à la faculté de médecine de Montpellier alors Assistant à la consultation médicale de

l’Hôtel-Dieu). ‘ à

OBSERVATION XI bis.

Un malade se présente dans les mêmes conditions. M. le D' Raymond porte le même diagnostic et nous fait remarquer combien le malade actuel ressemble au précédent. Il s’agit encore d’une hémoptysie liée à une néphrite artérielle. Le malade prenant alors la parole nous dit que c’est lui le malade précédent que nous avons pas reconnu. Il s’est d’ailleurs fort bien porté d2puis six mois. La néphrite ne s’est pas

modifiée.

Nous le soumettons de nouveau au régime lacté et l'amélio-

ration ne se pas attendre.

(elles. sont les quatre formes que nous avons voulu envisager sans doute, ce ne sont pas quatre r maladies dis- à tinctes. Ce sont les modalités d’une même lésion : l’angio-

sclérose. Mais nous avons voulu indiquer sous quel aspect

avons le plus souvent rencontrées.

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ee AN TETE clinique nous |

Jusqu'à ces derniers temps, l'étude des troubles broncho-pulmonaires de l’albuminurie: congestion et œdème n'avait pas donné lieu à des travaux bien considérables. La bronchite était signalée par le plus grand nombre des auteurs, mais Jusqu'en 1890, on ne trouve pas d’observations absolument authentiques d’œdèmes brightiques du poumon aigu ou suraigu. Bright qui avait à peu près tout vu dans Palbuminurie avait signalé des complications pulmonaires. Andral semble faire une description qui se rapporterait à l’ædème aigu du poumon, mais Laënnec dansson 7raïté de l’auscultation n’en dit pas un mot. Et il nous faut arriver à 1872 pour voir entreprendre réellement cette question. À cette époqu2 Lasèque inspirait la thèse de son élève Deckherr qui se bornait à signaler l’existence et la fréquence des troubles broncho-pulmonaires.

En 1879, Lasègle lui-même dans une série d'articles

publiés dans les «Archives Générales de medecine » expose ses idées sur la question et réunit tous les états, que nous avons essayés de scinder, sous le nom de bron-

chite albuminurique. Dénomination malheureuse qui a eu

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