‹ Du Poumon Chez Les BrigthitiquesChapitre 18 sur 23 · HET A · texte numérisé non relu

HET A

Plusieurs théories ont été émises pour expliquer la pathogénie des troubles respiratoires dus à l’albumimurie et en particulier celle de l’æœdème aigu du poumon. Elles sont rapportées dans la communication faite par M. Huchard à la séance de l'Académie de Médecine du 27 avril 1897. De ces théories plusieurs ne soutiennent plus la discussion. Elles appartiennent en quelque sorte à l’époque préhistorique de l’œdème du poumon dont l’histoire ne date guère que du mémoire de Bouveret, en 1890.

Nous les passerons néanmoins en revue. Pour Niemeyer il s’agit d’une hypérémie artérielle intense. Pour M. Fraenzel, le développement de l’æœdème brightique du poumon s’expliquerait par une rupture de l'équilibre entre l’énergie du ventricule gauche et celle du ventricule droit.

Cette interprétation parait être appuyée par les recherches de M. Welch (ArcA. für Path. Anat. med. phys.). De ces recherches il semble résulter que la cause la plus efficace réside dans l’affaiblissement du cœur gauche. Dans la néphrite interstitielle, c’est le cœur gauche qui

lutte contre l’obstacle, créé par la lésion rénale à la cir-

AA

culation artérielle. C’est le cœur gauche qui s’hypertrophie et finit par s’affaiblir.

Sous l'influence d’une fatique physique et même d’une émotion morale cet affaiblissement peut apparaître brusquement, le cœur droit conservant une énergie morale ou même exagérée. De là un trouble grave et soudain de la circulation pulmonaire, aboutissant à l’œdème congestif aiqu du poumon.

Bouveret auquel nous empruntons les détails qui précèdent n’admet pas, à bon droit, cette théorie. Et les raisons qu'il en donne sont que, d’une part, les expériences de M. Welch n’ont pas été confirmées par les expériences plus récentes de M. Sahly, et que, d’autre part, dans la première des observations qu’il rapporte l'hypertension artérielle était énorme, même pendant l'accès, et que, par suite, il est difficile d'admettre qu'elle put être plus forte encore avant le développement des accidents thoraciques. « Or, dit-il, cette hypertension artérielle est bien l'indice que le ventricule gauche n’est pas affaibli et conserve toute son énergie ». Pour Bouveret « cette énorme fluxion œdémateuse des deux poumons qui débute et cesse brusquement procède d’un trouble de l’innervation vaso-motrice dans le domaine de l’artère pulmonaire. Îl est vrai qu’il est difficile de déterminer le point de départ de l'incitation morbide qui provoque la dilatation paralytique des vaisseaux de la petite circulation (Bouvet, Revue de Médecine, 1890).

Pour M. Huchard entre l’æœdème du poumon et les différentes maladies susceptibles de le provoquer : aortite,

angine coronarienne, néphrite interstitielle, etc... il y &

Page 1