XXX PRÉFACE
Alexandre Sévère, au témoignage de Lampride, suivait aussi cette pratique. Il paraît que , dans ce temps , les d onces par an étaient l'intérêt le plus modique. Car Capitolinusl'appelle mi7iini}s usuris (1), Néanmoins Ulpien ne croit pas impossible qu'il y en ait de moindres dans d'autres provinces: « Ex » certis causis secundùm morem provinciœ prœsta- » bit usuras, aut quincunces^ aut irientes, aut si qiiœ » aliœ levtores in provinciâ Jrequentanlur. »
En effet, Scœvola, dans la loi 21 D., De annuis legcuis, parle d'un legs d'une somme d'argent fait par un maître à son affranchi mineur, avec clause que cette somme sera déposée chez Publius Maevius jusqu'à ce que le légataire ait atteint sa vingt-cinquième année , et qu'elle y produira 3 p. 1 00 par an, ou quadrantes usuras (2), c'est-à-dire le quart de l'as, ou 3 onces (3).
On ne trouve pas d'exemple de 2 p. 100 ou 2 onces par an (/i).
Et quant à l'un p. cent par an, est-il possible de douter que ce nesoitVunciariumfœmis de Tacite et de Tite-Live? V unciarium fœnus est celui qui rapporte 1 once p. 100 par an , de même que les semisses en rapportent 6, et que les deunces en rapportent 11.
Dira-t-on, avec Hotman, que Vunciarium fœnus donne i once par mois? Mais de quel droit passe-
(1) Fœnus trientarium exercuisse^ hoc est, mimmis usubis, ut patrimonio suo plurimos adjuvaret.
(2) L. 21 D., De annuis legntis.
(3) Théophile, Instit.,% 33, D., De act.
(4) Saumaise, p. 288.