‹ Du prince de Benevent au due de MornyChapitre 119 sur 130 · ÏOCQUEVILLE (ALEXIS COMTE DE · texte numérisé non relu

ÏOCQUEVILLE (ALEXIS COMTE DE

Des livres profonds et neufs lui acquirent une grande autorité morale, surtout parmi les catholiques libéraux. Son élection à l'Académie française fut, néanmoins, laborieuse. Enfin, il en força les portes et eut à faire l'éloge de M. de Cessac, Comme il ne savait rien de son illustre prédécesseur, il s'ouvrit de son embarras à Thiers, qui lui promit de lui envoyer des documents d'importance, vingt lettres, au moins, de Napoléon à cet ancien directeur au ministère de la Guerre. Tocqueviile s'empressa d'ouvrir la précieuse liasse, aussitôt qu'elle fut entre ses mains. La première lettre de l'empereur à celui dont il avait à chanter la gloire, commençait par ces mots : « Mon cher Cessac, vous êtes une bête. »

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