partie da Traité de la volonté et des Éléments d'Héo
logie(\%\%Y James Miix. Principes d^ économie politique (1824), 2* édition. MAc-CuLtôGH. Principes d'économie politique, 1" édition (1825),
SisMONDi. Nouveaux principes d'économie poitïfçMe^(1829). DocHATEL. De la charité,..,, ou Considérations d'économie po^
lUique, sur la bienfaisance et la charité (1829). Ghalmers (Th.) On political economy in connexion with the moral State and moral prospect ofsociety (1 832), Glasgow. DuKOYER. Mémoires sur quelques-unes des principales questions
que la Révolution de juillet a fait naître (1855).
* Nous indiquons les premières éditions, pour conserver Tordre chronologique.
DÉFENSEORS DE L\ DOCTRINE MALTHOSIEIINE . 247
Bossi. Cours d* économie politique (1840), !•' vol., et Introduc^ tion (1845) à Touvrage de Malthus, dans la Collection des Principaux économistes,
Thobnton. Over population and its remdy, Londres (1846), m-8.
J. Stoart-Mill. Principes d'économie politique (1848).
MoLiNARi. Cours d'économie politique 1 1*' vol. (1855).
DopuTNODB. Études sur la population et la charité, dans le /. des Êcon,, octobre 1854, janvier, juillet, décembre i855.
SUR LES CRITIQUES RÉCENTES DIRIGÉES COÎsTRE U DOCTRINE DE MALTIÎUS.
La doctrine de Hallhiis a été attaquée dans ces dernières années sous divers points de Tue, que nous avons réfutés dans cet écrit.
Bien que la critique des socialistes, qui ont toujours afTecté de parler avec un souverain mépris de l'illustre auteur de V Essai sur leprincipe de population ^ mépris risible t[uand on considère les pauvretés qu'ils ont mises avant (V. chap. XI), ait produit des confusions et des illusions déplorables dans les esprits, elle n'a pas scientifiquement ébranlé la doctrine de Malthus.
Les théories de HM. Doubleday et Loudon sont sans portée (V. p. 44 et 190).
Les jugements de quelques philanthropes et des deux historiens de l'Économie politique sont superficiels et complètement erronés à beaucoup d'égards.
M. Blanqui, dans son Histoire de V Économie politique^ fuit un tableau complètement inexact des idées de Bfalthus.
« Cette doctrme, dit-il, se présente avec le caractère inflexible de la fatalité... Malihus établit, sans sourciller, comme un fait évident, continuel, nécessaire, que l'espèce humaine ol)éit aveuglément à la loi de multiplication in*
CRITIQUES «OUTRE LA BOCTRIMG DE MALTHtlS. 249
définie, tandis qae les subsistances qui la fimt vitre m se multiplient pas avec elle dans les mêmes pit^rti^s... ' n arriverait donc un moment où les provisions seraient insuffisantes pour les voyageurs, si ces sinistres correctifs qu'mi a{^IIe les maladies, la misère, la mort, n'interveeaient régulièrement pour rétablir l'équilibre, j»
Il ne nous sanble pas que HalthuS ait établi ce fait de la dilTerenoe dans la progression de la populaticm et des subsistances comme fetal, continuel et nécessaire. Il s*est attaciié, au contraire, à prouver que les hommes, une fois bien convaincus de cette plus grande facilité d'accr(»tre la population que ses subsistances, et bien convaincus surtout da peu d'dïicacité des divers remèdes proposés aux maux provenant de la disproportion du nombre des travailleurs ^ avec les nH)yens de travail et de subsistances, verraient s'opérer en eux une salutaire réaction c<mtre les pr^ugés, tant de l'ordre philanthropique que de Tordre politique, et mettraient en pratique les vertus qu'il censée, pour éviter précisément les sinistres correctifs employés par la nature sur des popuhiions mal renseignées et imprévoyantes. H. Blanqui est bien plus dans le vrai quand il dit (p. 162, contradictoirement avec ce qui précède) : « La doctrine de Maltbus n'en aura pas moins le mérite d'avoir appelé l'attention des gouvernements, aussi bien que celle des citoyens, sur le danger des unions imprévoyantes et des secours &ans discernement... Les hommes prudents ont apris à réfléchir sur les cornéquences du mariage, et cet acte solennel de la vie a cessé d'être considéré aussi légèrementrqu'il l'était avant que Malthus eût fait apprécier l'immense responsabilité qu'il impose, »
C'est dans ce dernier sens que M. Blanqui appréciait Malthus dans le premier de ses écrits économiques (Précis élémentaire , 1826^ Introduction). Plus tard il a parlé de
Î50 DB PRiifcapB m population.
Maltfaus, d'après Godwin, en diverses circcmstances et particulièrement dans une note ( i843 ) du liv. I", chap. vin, de Smilh, contenant des inexactitudes et des confusions con- Iradictoires arec la citation qui précède, iBt qu il serait inutile de relever ici après tout ce que nous avons dit.
M. de Villenedve-Bargemont critique aussi ce qu'il appelle Texagérs^tion repoussante de quelques assertions de Makhus, et accuse son ouvrage d'avoir a contribué à fonder cette école d'économistes qui ont érigé en principe philanthropique l'inflexibilité, l'insensibilité, et scmt devenus an quelque sorte inhumains, à force de vouloir préserver l'humanité des erreurs de la charité dirétienne. » H^ de Villeneuve ne précisant pas les assortions qu'il trouve exagérées et repoussantes, nous sommes porté à croire que sa pensée se fixait en ce moment sur le Malthus de conv^tion plutôt que sur le véritaWe Malthus, On remarque ensuite que M. de Villeneuve n'accuse pas l'auteur de Y Essai sur le principe de population d'inflexibilité, d'insensibilité et d'inhumanité; mais qu'il adi*esse un reproche à ceux qui ont exagéré ses doctrines , et qui ne sont ni assez nombreux ni assez distingués pour former école. On remarquera, en outre, que Malthus ne s'est pas tant préoccupé des dangers de la charité chrétienne que des dangers de la charité légale et officielle, ce qui est bi^ différent Au reste, M. de Villeneuve s'avoue, un peu plus loin, complètement malthusien, et tellement, qu'il revendique la doctrine de la Contrainte morale pour le catholicisme en général, et pour saint Paul, apôtre, en particulier. (F. p. 88.)
C'est ce même Malthus de convention dont parle vague ment et comme par ouï-dire M . de Gérando dans le passage suivant :
« Esclave d'une idée dominante, Tauteur de l'Essai sur k population s'y abandonne sans réserve; %a combattant des