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OBSERVATIONS SUR LE PR1^CIPE DE POPUIATION

hommes, qui sont obligés d'obtenir les uns et les autres par la culture, la pêche ou la chasse, c'est-à-dire par l'emploi d'un capital et d'un travail dont les services sont coûteux. La question n'est pas de celles que peuvent discuter des naturalistes; elle est économique!

Que si maintenant nous admettions que les subsistances ont une tendance naturelle, virti^elle, à s'accroître plus vite que le nombre des hommes ou en proportion égale, de quelle utilité seraient les conseils de prévoyance et de sagesse qui constituent, selon MM. Dunoyer et Passy, la partie la plus solide de la doctrine de Maltims? — A rien, ce nous semble. Et cette simple conclusion nous force h reconnaître, ou que nous avons mal compris cette discussion, ou que l'opinion d'hommes aussi éminents, sur ce sujet délicat, ne peut être considérée comme entière dans le peu de lignes que nous venons de reproduire.

DISCUSSION SUR LA QUESTION DE POPULATION AU SHN DE LA SOCIÉTÉ D'ÉCONOMIE POLITIQUE DE PARIS.

La Société d'économie politique de Paris a pris pour sujet de conversation, dans sa réunion du 10 février 1853, la question de population , ainsi formulée par M. Joseph Gamier, secrétaire perpétuel de la Société :

€ La population a tendance à s'accroître plus rapidement que les moyens de subsistance.

« La non-limitation volontaire et préventive du nombre des enfants est contraire à la morale.

« La théorie de Maïthus est vraie, sinon dans sa formule, au moins dans son sens général.

Pour ne pas tomber dans diverses répétitions, nous ne reproduirons pas ici cette discussion, insérée dans le Journal des Économistes de «lars 1 853 (XXXIV) ; et nous nous bornerons à en donner un court résumé.

M. de Fontenay, ancien élève de Técole polytechnique , tout en rendant, dans cette séance, pleine justice aux intentions philanthropiques et à la morale selon lui admirable de Malthus, a récusé et combattu les formules scientifiques qu'il a posées pour les lois d'accroissement simultané de la production et de la population. —M . Paillottel a partagé le même sentiment.

M. Louis Leclerc, secrétaire de la chambre de commerce de Paris, a émis des doutes sur la légitimité de la prévoyance dans \$ mariage.

M. Boutowski, conseiller au mmistère des finances en Russie, M. du Puyiiode, M. Joseph Garnier, M. Dunojer, membre de l'Institut, ont défendu ^ à divers point de vue.

Ja doctrine de Malthus, et fait ressortir les services rendus par l'auteur de V Essai sur le principe de population.

Voir dans le présent volume, p. 94, la lettre adressée par M. Dunoyer à H. Joseph GarÙier sur la question morale.

A la suite de cette discussion, le Journal des Économistes a publié sur le même sujet une série de lettres adressées à M. Joseph Garnier , alors rédacteur en chef de ce recueil : — une lettre de M. Cherbuliez, professeur d'économie politique à Lausanne, disciple de Malthus, suivie d'une lettre de M. de Fontenay, et d'une réplique de M. Cherbuliez, dont nous publions ci-dessous un extrait; — deux lettres de M. le marquis de Francheu, et une lettre de M . Guillard , docteur es sciences, suivies de remarques de M. Joseph Garnier *.

* Nous renvoyons ceux qui voudraient revenir à cette correspondance au Journal des Économistes , pour les objections de M. Franclieu, xxxiv, p 431 , et xxxv, 275 ; — pour les lettres de MM. Cherbuliez et de Fontenay, xxxv, 153, 286, 439 ; — pour la lettre de M. Guillard, xxxvi, 184. Nous indiquons plus haut, p. 53, le point de vue de M. Guillard, qui a reproduit sa lettre et développé sa thèse dans son livre ÉlémetUs de statistique humaine, in-8" 1855, Guillaumin.

M. Cherbuliez , en traitant de « quelques doctrines récemment controversées dans la science économique » a repris cette discussion dans la Bibliothèque de Gew^ve, janvier 1855. Il a réfuté victorieusement, ce nous semble, les assertions de MM. Carey et Bas* tiat, quelques-unes de celles qui se sont produites au sein de l'Académie des sciences morales et au sein de la Société d'économie politique, et aussi la prétention assez peu fondée de M. Banfieldà renverser la doctrine de Malthus dans son ouvrage intitulé : The organisation of industry, résumé des leçons faites à TUniversité de Cambridge en 1844, traduit en français et exalté outre mesure dans une introduction et des notes par M. Emile Thomas, Paris, Guillaumin, 1 vol. in-8*»

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