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ENTRAVES AU MARUGE ET A LA POPULATION

Eli Prasse et dans d'autres pays de l'Allemagne^ il n'y a pas de prohibition directe ; mais, comme tous les hommes sont tenus de passer plusieurs amiées dans les rangs de Farmée, à l'âge où les mariages sont le phis généralement contractés, en résulte des obstacles positifs aux unions prématurées.

En Norvège, le prêtre, avant de marier^ est tenu de constater que les futurs auront les moyens de soutenir leur famille.

En Suisse, dans divers cantons (Lucerne, Argovie, Untenwald, Saint-tiall, Schwytz et Uri), les jeunes gens qui veulent se marier doivent prouver au magistrat du district qn'ib sont en état d'entretenir une famille.

L'ancienne organisation de l'industrie et sa composition agissaient comme obtacle à la population. L'ouvrier ne devenait un peu libre et maître de lui que lorsqu'il était passé maître. Il était rare de voir que les artisans se mariassent avant cette époque, car les pères n'aimaient pas à donner leurs filles à des hommes qui n'avaient pas encore d'état. Or les r^lements prescrivaient en général que la maîtrise ne pouvait s'obtenir avant l'âge de 25 ans.

Dans quelques pays, les mœurs et Tusage agissent dans le même sens que les lois positives. M. de Sismondi dit que,, dans quelques parties de l'Italie, les classes pauvres imitent les classes supérieures et obéissent à l'usage en ne mariant qu'un seul enfant : les autres vivent dans le célibat.

Partout où les ouvriers agricoles sont engagés pour un an, et seulement quand ils sont célibataires, les jeunes gens ne se marient point pour ne pas se priver d'emploi. Il en est de même dans toutes les professions où le célibat est une condition d'occupation.

550 nu PRINCIPE DE POrCLATlO.N.

Nous avons rapporté (p. 178) ropiiikm de H. J. S. Mill sur les obstacles que la loi devrait opposer aux mariages des indigents réclamant des seconrs.

Nalthus réclame, an contraire , la liberté pkine et entière <Ui mariage.

« On m'a accusé de proposer une loi pour défendre aux pauvres de se marier. Cela n*est pas vrai. Bien loin d*avoir propo>c une telle loi, j*ai dit dbtinctement que, si un indi^ vidii voulait se marier sans avoir une espérance légitime d*ètre en élaf d'entretenir sa famille , il devait avoir, la plus pleine liberté de le faire, et toutes les fois que.dea proposi*tions prohibilives m'ont été suggérées, couume convenables, \)av des personnes qui avaient tiré de fausses conséquences de ce que j'avais dit, je les ai toutes fermement et uniforme-^ ment réprouvées. Je suis en effet de la manière la plus décidée de ro[)inioii que toute loi positive pour limiter Tàge du mariage serait injuste et inmiorale ; et de toutes mes objections à un système de communauté et à celui . des lois sur les pauvres (deux systèmes qui, bien que différents dans leur origine, sont de nature à produire les mêmes résuHats), la plus grande est que la société d$ins laquelle on réussirait à les réiiliser serait finalement réduite à la triste nécessité d'opter entre la détresse universelle et la mise eu vigueur des lois directes contre le mariage • . »

« Essai sur le principe de population, liv. II, cbap. vn, p. 580 de la 2* cdit. Collection des principaux Économistes.

ABERMTIO>'S AU SUJET DE MALTHLS. — iLES MALTHUSIEÎSS

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