I.E PRISCIPE PF, POPLEATION
En Russie, on a compté récemment 1 mariage sur 4U,5 habitants, dans les États sardes 1 sur 55 pour la période de 1828 à 1837 : ce sont les deux cas extrêmes. Le rapport des mariages à la population dans quatorze États de l’Europe estde 1 sur 133,3.
L’âge moyen des mariages varie selon les pays et les classes des habitants ; mais la statistique n’a aucun chiffre saillant à citer à cet égard.
La fécondité des mariages est variable. La statistique a constaté que c’est en France que le nombre moyen des naissances par mariage est moindre. Calculé de périodes récentes, il a été trouvé de 3,20 dans la période 1846-50; de 3,70 en Angleterre; de 4,10 en Prusse; de 4,12 en Belgique; de 4,40 en Hollande; de 4,42 en Autriche; de 4,65 en Piémont. D’un autre côté, le rapport des naissances à la population calculée pour 20 États est, en Europe, de 1 sur 29,00 habitants; mais en France, où il est le plus faible, il n’est que de 1 sur 36,7 habitants (moyenne de 1845 à 1840), tandis qu’en Russie, où il est le plus faible, il est de 1 sur 22,4 habitants. Plus qu’ailleurs, dans ce dernier pays, les mariages se font dès l’adolescence ‘ .
l'n Angleterre. Par contre, on a remarqué qn’après les épidémies les mariages devenaient plus nombreux.
* La Kussie est aussi le pays où agissent le plus les obstacles répressif; il y meurt 1 individu sur 26, 68 habitants, tandis qu’il n’en meurt que \ sur 40, 92 en France, et 1 sur 51, 25 en Suède, où le climat est presque semblable nu climat russe. C’est l’effet de
OBSTACI.KS OPPOSÉS PAR LA NATURE OU PAR l.’llOMMK. 51
Dans certains pays, la fécondité des mariages va en diminuant. En France, on trouvait de 1806 à 1810; 1 naissance sur 30 habitants; de 1826 à 1850, 1 naissance sur 33 habitants; de 1841 à 1845, 1 naissance sur 35 habitants, et de 1846 à 1850, 1 naissance sur 37 habitants.
Nous pourrions citer d’autres faits. En voilà assez, ce nous semble, — pour prouver l’existence de l’obstacle préventif, méconnu par les uns, et exagéré par les autres, au point d’omettre l’action des obstacles répressifs; — pour prouver l’énergie du principe de population et ses.- effets, ainsi que l’originalité et l’importance des recherches de Malthus et des autres économistes à ce sujet. (Voir plus loin, 2* objection.)
Que prouvent tous ces faits, sinon qu’il y a des localités, des quartiers, des professions, des classes, des familles, des époques, où les hommes meurent avant l’àge fixé par la nature et par suite des causes signalées par Malthus et énumérées plus haut, et d’autres où les naissances sont moins fréquentes? Si cela est, peut-on nier l’évidence de cette proposition, qu’il aurait mieux valu que la plupart de ces hommes, ceux surtout qui sont morts dans l’enfance ou la jeunesse, ne fussent pas nés, puisqu’ils ne sont venus sur cette terre que pour souffrir et occasionner des
riinprôvoyance et de rabnitissement de l’organisation communiste (le la coinimme.