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quand elle ne résulte pas des progrès de la cnltiue et des conquêtes de la science agrononiitpie sur la nature ou sur la routine ou les préjugés.
Il en est de même, à divers égards, des profits des capitalistes et des entrepreneurs, qui ne sont désirables que lorsqu'ils ne sont pas oblenus par la baisse des salaires, mais par l’emploi intelligent des instruments de travail et l’application des [iroeédés ingénieux.
Un' effet remarquable est encore produit par l’excès de population sur l’emploi d’un produit net de la société; et ici nous allons laisser la parole à M. de Molinari*, qui a jeté sur le point de la ([ucstion que nous traitons en ce moment une clarté nouvelle.
« La loi de la population n’est qu’un corollaire d’une loi qui a été précédemment exposée, savoir : qu’il y a une proportion naturelle et nécessaire entre les agents dont la production exige le concours. Cela étant, il est clair que la population dépasse la proportion requise; aussitôt que le personnel disponible pour la production excède le matériel, le surplus ne peut être employé. Cet excédant de la population doit cependant être alimenté et entretenu. wSur quoi scs frais d’alimentation et d’entretien peuvent-ils être prélevés? Sur la rémunération nécessaire des agents
' Cours d'économie polüùjue prolussê au Muh-c royal do l’ùiduMlrie belge, 1" vol. 18ô5, p. 575.
1)1. l'IUSCirK DK PODljLAT105.
pi oduclils? Sur les éléments elles rnatéi iaux indispensables pour entretenir et renouveler les ouvriers, les outils, les niacliines, les bâtiments, etc. , consacrés à la production? Non, évidemment. Car les agents productifs personnels et matériels, qui façonnent la masse des produits destinés à l’alimentation et à l’entretien delà communauté, ces agents seraient alor-s entamés, et la production diminuerait. Sur quoi donc la substance de l’excédant inutile peut-elle être prélevée V Uniquement sur le produit net.
« Chaque nation peut disposer de son produit net comme bon lui semble. Elle peut l’employer à se procurer un supplément de jouissances actuelles; elle peut s’en servir pour constituer un supplément d’agents productifs, travailleui’s, outils, machines, matières premières, agents naturels, appropriés en vue d’augmenter sa production, parlant scs jouissances futures; elle peut cncoi e le jeter dans le gouffre d’une guerre étrangère, ou l’employer à nouri ir, dans l’alijeetion et la souffrance, un excédant de population.
« Les nations européennes nourrissent, pour la plupart, un excédant de population; mais elles ne consacrent à cet usage qu’une portion, probablement assez faible, de leur produit net. La preuve en est qu’elles croissent en richesses, ce qui n’aurait j>as lieu si tout le montant de leur produit net annuel se trouvait absorbé |)ar l’eutrclien d’un excédant de population. Selon toute apparence, la i)oiiioii du produit net qui