‹ Du problème de la misère et de la solution chez les peuples anciens et modernesChapitre 72 sur 82 · S VI · texte numérisé non relu

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hêU céréales.

Peines eoDtre eeu qui eoupeot, égrènent, ou enekaniem les blés d'autrul. --« Idam eonlre ceux qui coupent lea arbres ou lea vignes, et font pattre lenn troupeaux dans les champs d'aotruh — Peines contre les accapareurs de blé.

La terre, dans les idées religieuses de la vieille Italie» avait un caractère divin. Tout ce qui touchait à Télément sacré ëtait sacré comme lui. Le bœuf était protégé par la loi sainte ; le blé, offert aux dieux, consacrait le mariage patricien, et la série des travaux annuels de la culture formait une sorte d'épopée religieuse dont le dénouement était la miraculeuse résurrection du grain ' .

C'est pour cela que tous ceux qui stérilisaient ces travaux, ou les détournaient à leur profit, étaient dé« voués à Cérès, mère de la terre, déesse de Tagriculture. Cereri necanlorf dit la loi des Douze Tables.

Aiusi étaient dévoués, c'est-à-dire immolés à Cérès : 1^ ceux qui nuitamment et furtivement égrenaient ou coupaient dans le champ d'autrui le blé et autres fruits de la terre; 2® ceux qui menaient paître leurs bestiaux dans ce champ ; 5^ ceux qui, par mauvaise intention et de propos délibéré, mettaient le feu à un monceau de blé ; 4^ ceux qui enchantaient (excantassent) les biens de la terre, ou qui, par le moyen de quelque charme, empêchaient le blé de croître et de mûrir, ou l'attiraient du champ voisin sur le leur*.

Un jour, une accusation capitale pour fait d'enchan-

^ Micbelet, Hist. rom., l, p. 128.

> Voy. les textes dans Bouchaud, p. 951, 554, 558 et 560.

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