Malades, Infirmes, etc
En l'itwencc d'IiApitiux, qn’en hiMit-OD î
« On se demande, dit Chûteaubriand, comment faisaient les anciens qui n’avaient point d'hôpitaux? C'est, se répond-il à lui-même , qu'ils avaient , pour se défaire des pauvres et des infortunés, deux moyens que les chrétiens n’ont pas : l’infanticide et l’esclavage. »
' Li?. II, De legibus.
* Cic.,II, De Juvent.-,^. Tuscul.
' L. coDgruil. 13, $ furioüi, ctL. Scq. (T. De off. prœsidis.
* Cet usage de lier cl de renfermer les fous et les furieux dans les prisons publiques fut rejeté, à Rome, comme trop inhumain, dès que l’on commença à y construire des nosocomiï.ou hospices publics, ouverts it toutes les infirmités humaines, corporelles ou mentales. La construction du premier élablissemenl de ce genre remonte à I’m 400 depuis Jésus-Christ (Voy. ci-après, cb. V).
Avant lui, Voltaire avait dit : «Quand un pauvre diable tombait malade, à Rome, sans avoir les moyens (le se faire soigner, que devenait-il? Il mourait. » Nous verrons, dans le chapitre V, ce qu’il y avait de vrai, de faux ou d'exagéré, dans l'assertion des deux illustres écrivains.