De r Hospitalité
Différences et similitudes entre l'hospitalité des païens et celle des chrétiens. — Les premiers semblent avoir l'avantage. — Pourquoi les chrétiens pas aussi faciles à accueillir tout le monde. — Pourquoi l'hospitalité a cessé peu à peu d'être pratiquée depuis le christianisme?
L'hospitalité, cette vertu des païens, ne pouvait pas ne pas être pratiquée chez les chrétiens, puisque Jésus- Christ Ta^'ccommandée entre les œuvres les plus méritoires ^
Chez les uns comme chez les autres, la première action de l'hospitalité était de laver les pieds aux hôtes qu'on recevait. On voit cette coutume mentionnée en plusieurs endroits de l'Écriture, et ce soulagement était nécessaire en raison du mode de chaussure usité chez les Orientaux^.
Cependant, les païens semblent avoir été supérieurs aux chrétiens dans la pratique de l'hospitalité et de l'aumône, en ce point que jamais ils ne s'enquéraient des opinions politiques ou religieuses do ceux qu'ils étaient appelés à héberger ou à secourir, tandis qu'il arrivait souvent aux chrétiens de n'ouvrir leur maison et leur bourse qu'à ceux qui croyaient ou pensaient comme eux. On lit, en effet, dans Baronius, que les
* Malt., XXV, 34. — « Ne négligez pas d'exercer l'hospitalité, nous dit saint Paul, car c'est en la pratiquant que quelques-uns ont reçu pour hô'es des anges, sans le savoir» {Hebr., XIII, 2). — Voy. W., ir/m.,m, ^.^Tit. I, 8.
2 i^aul, y/m., V, 10. — Voy. aussi I Ep. de saint Pierre, IV, 9.